Des élèves candidats aux examens de fin d’année du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF), ont péri dans les eaux du fleuve Niger. Leurs corps, coincés entre les rochers sous l’eau, ont pu être repêchés grâce aux Bozo de la zone.
La triste nouvelle nous est parvenue ce jeudi 14 mai 2026. Des pêcheurs bozo ont découvert quatre corps d’adolescents coincés entre des rochers, non loin de Soutadounou, un endroit visiblement mystique qui se trouve sous le 3ème pont de Bamako. Cette découverte intervient peu de temps après la disparition de trois enfants, disons des candidats au Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF). Lesquels sont malheureusement décédés au niveau de cette partie de Bamako après les épreuves d’EPS du DEF. Selon les informations, les victimes identifiées le jeudi 14 mai concernent un certain Alou Traoré (19 ans), Mariam Diarra (17 ans), Drissa Diabaté (20 ans) et Aboubacar Traoré (16 ans). Ils résidaient tous à Nafadji et étaient tous élèves au second cycle II de la localité. Partant des mêmes sources, il ressort qu’en date du mercredi 13 mai 2026, ces adolescents venaient de participer aux épreuves anticipées d’Éducation Physique et Sportive (EPS) du DEF. Après les épreuves, ils auraient décidé de se rendre au bord du fleuve, du côté de Missabougou, afin de se rafraîchir, alors qu’ils ne savaient pas nager. L’inévitable est finalement arrivé au moment où les parents les croyaient à l’école. Vingt-quatre heures après leur disparition, leurs corps sans vie ont été repêchés. Les forces de sécurité, police, sapeurs-pompiers, brigade fluviale, ainsi que le médecin légiste du CSREF ont confirmé leur mort par noyade, survenue environ 24 heures plus tôt. Les dépouilles ont été remises aux familles pour les obsèques. Le même jeudi 14 mai 2026, vers 18 heures, un autre pêcheur bozo a également découvert un cinquième corps au niveau du barrage d’irrigation de Magnambougou, en commune VI du District de Bamako. Cette dernière découverte concernait un adolescent de 15 ans, sans identité connue, dans un état de décomposition avancée. Selon les mêmes sources, la mort de l’intéressé remonterait à 72 heures, également par noyade. Sur instruction du procureur, le corps a été confié aux services municipaux de la Commune VI pour inhumation.
Mamadou Diarra
