Zone Office du Niger : Le Premier ministre à l’écoute des paysans !

Après les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala où il a échangé avec les cotonculteurs les 6, 7 et 8 août, le premier ministre de la Transition, Dr Choguel Kokalla Maïga a effectué une mission de trois jours dans la région de Ségou le week-end dernier. L’occasion pour lui d’aller à la rencontre des paysans de la zone de l’office du Niger, un des greniers du Mali.

Aller dans le Mali profond ; expliquer aux populations la vision des autorités de la transition pour un Mali nouveau ; et écouter leurs préoccupations. Tel est l’objectif des missions du premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’intérieur du pays. C’est la région de Ségou qui a eu l’honneur de l’accueillir le weekend dernier.

Soutien au monde agricole

Après son accueil par les autorités régionales, dont le gouverneur de la région de Ségou, le maire et plusieurs autres autorités dont le Président Directeur General de l’Office du Niger Abdel Karim Konaté, le chef du gouvernement a rencontré les notabilités de la ville au pied- à-terre du gouvernorat de Ségou. « Je suis venu dans la zone du riz, du mil, du sucre, du blé pour apporter le soutien du président de la Transition et celui du gouvernement aux paysans », a indiqué le chef du gouvernement qui a ajouté que la campagne agricole en cours a bénéficié du soutien important du gouvernement en termes de subvention.

Par ailleurs, le Premier ministre a expliqué aux notabilités de Ségou les 4 axes du Plan d’Action du Gouvernement. Ségou est l’une des régions affectées par l’insécurité. La préoccupation majeure de la population est donc sa sécurité et celle de ses biens. Le premier ministre qui a fait de la sécurité le premier axe de son plan d’action, a rassuré les notabilités de Ségou combien la lutte contre l’insécurité est une priorité pour les autorités de la Transition. Aussi, a-t-il mis l’accent sur la Refondation de l’État à travers les Assises nationales de Refondation. « Les assises Nationales de Refondation permettront aux Maliens de dire ce qu’ils veulent que le Mali soit. C’est à travers ces assises que l’avenir du Mali se décidera. Elles ne seront pas des assises de trop », a indiqué le premier ministre. Quant aux résolutions de ces assises, elles seront, à la différence des autres assises, exécutoires non seulement pour les autorités de la transition mais aussi pour les régimes futurs.

L’enfant de Tabango a aussi profité de cette rencontre pour demander le soutien des notabilités des Ségou en particulier et toute la population en général, pour la réussite de la transition.

Les notabilités ont, pour leur part, salué, à sa juste valeur, la visite du Dr Choguel Kokalla Maïga. « M. le Premier ministre, votre venue nous a permis de découvrir plusieurs réalités du Mali » , a  laissé entendre le patriarche des Tall. L’une des recommandations phares des notabilités de Ségou au chef du gouvernement de Transition , c’est la dissolution de toutes les milices dans leur région et la négociation avec les groupes armés pour le retour de la paix et de la quiétude.

Au cours de cette visite, le premier ministre s’est également rendu à l’hôpital Nianakoro Fomba de Ségou où sont hospitalisés les blessés de l’accident mortel ayant causé la mort d’une quarantaine de personnes sur la route de Ségou en début d’août. Le chef du gouvernement a profité de cette visite pour adresser des conseils à tous les conducteurs et autres usagers de la route. « Je veux dire que ceux qui conduisent, les propriétaires des moyens de transport, les techniciens qui donnent les différentes autorisations, la vie des citoyens dépend de la conscience professionnelle avec laquelle ils exercent leur métier. Il est important que chacun fasse le mieux pour se rendre compte que des vies humaines dépendent de son action, qu’il fasse tout pour ne pas avoir sur la conscience le drame que notre pays a vécu. Il en est de même pour tous les usagers de la route », a prêché Dr Choguel Kokalla Maïga.

Le Premier ministre à l’écoute des paysans

La zone office du Niger est l’un des poumons de l’Agriculture au Mali. Le riz, le mil, le sucre…sont produits en quantité dans cette zone qui est, on peut le dire sans se tromper, l’un des greniers du Mali. En cette période de campagne agricole, le premier ministre a jugé bon d’aller à la rencontre des paysans de cette localité. Markala, Niono, W’Béwani, N’Débougou, Diabaly, Kouroumari, Dogofry, Sokolo …, le chef du gouvernement est allé s’enquérir des conditions de vie et de travail des paysans en cette période hivernale.

Voir une autorité, la 2ème personnalité du pays malgré l’insécurité, venir s’enquérir de leurs conditions était une fête pour les paysans de la zone office du Niger. La joie se voyait sur leur visage. Ils exprimaient leur joie de voir le premier ministre à leur côté, leur reconnaissance à l’endroit des autorités de la transition qui, selon eux, sont en train de faire beaucoup pour un Mali nouveau. Cette visite du premier ministre a été l’occasion pour ces paysans de soumettre aux autorités leurs doléances.

La sécurité, le vivre ensemble, la subvention des engrais, la négociation avec les groupes armés …sont, entre autres, les recommandations phares des paysans de la Zone office du Niger. « M. le premier ministre, nous saluons votre presence, car nous n’imaginons pas que nous allons voir un ministre ici, surtout nous les populations de Farabougou », a déclaré le représentant du chef de village de Farabougou qui a déploré que les populations de son village sont dans le besoin alimentaire, car leur récolte a été incendiée par les djihadistes.

Pour sa part, le représentant de la zone de Kouroumari, lui aussi présent à Diabaly, s’est dit heureux de la visite du chef de gouvernement dans leur localité, une visite que la population n’imaginait pas :« Avec l’arrivée du premier ministre dans notre zone, nous croyons au Mali koura ». A-t-il également soumis la doléance de sa localité à Dr Choguel Kokalla Maïga . « Nous sommes dans des difficultés aujourd’hui à cause de l’insécurité, nous n’avons pas d’argent pour payer notre redevance eau. Nous n’avons même pas d’argent pour nous acheter à manger. Nous demandons au gouvernement de payer les 400 millions que nous devons à l’Office du Niger comme redevance eau. Nous demandons également à ce qu’on nous donne la caution de 6 sacs d’engrais au lieu de 3 en termes de subvention. Nous sollicitons l’implication du premier ministre et de son gouvernement pour le retour de la quiétude dans notre localité », a plaidé le présentant de Kourimari.

A N’Débougou, le délégué général de l’Office du Niger, Abdoulaye Daou a plaidé pour la cause

des producteurs de l’Office du Niger. Après avoir déploré l’insécurité qui est, selon lui, sur le point d’empêcher les producteurs de l’office du Niger de travailler, il a demandé la négociation avec les djihadistes. « M. le premier ministre, nous vous demandons de négocier », a-t-il sollicité.

« Nous sommes venus pour passer un certain nombre de messages, faire des constats, écouter vos recommandations et prendre des décisions à la fin », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga s’adressant aux paysans de la zone de l’office du Niger. Il a, par la suite, apporté le message de considération de l’État aux paysans. Un autre objectif de sa visite, selon le chef du gouvernement, c’est de chercher à savoir si les paysans sont contents de l’appui que l’État les a accordés cette année en termes de subvention. Selon le premier ministre, les recommandations des paysans sont notées et leur faisabilité sera étudiée.

Le premier ministre a, enfin, rassuré le soutien des autorités de la transition aux paysans du Mali. « Ce que nous souhaitons, c’est qu’à la fin de la transition, que chacun soit satisfait », a conclu Dr Choguel Kokalla Maïga.

Envoyé spécial à Ségou Boureima Guindo

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