URD : Le président du BEN dénonce des sanctions « illégales et illégitimes »

Le Bureau Exécutif de l’union pour la République et la Démocratie a animé ce mardi 8 février 2022, au Palais de la Culture Amadou Hampate Ba, un point de presse. L’objectif, selon les organisateurs, était de passer  un message de « vérité » à l’opinion nationale et internationale suite à  la prétendue exclusion et suspension des certains cadres du parti par le 1er vice-président Salikou Sanogo. C’était en présence de plusieurs cadres du parti dont l’acteur président Gouagnon Coulibaly.

Dans une décision signée par le 1er vice-président du parti, Pr Salikou Sanogo 11 personnes ont été exclues  du parti et 19 autres ont été suspendus du parti. Pour cela, le Bureau Exécutif national élu lors du 1er congrès extraordinaire du parti, le 16 janvier dernier dont le président figure parmi les exclus était, mardi, devant la presse. Selon le président du parti de la poignée de main, Gouagnon Coulibaly « la première activité à laquelle doit veiller le parti politique quel que soit son poids est la tenue régulière des réunions statutaires, devenait une denrée rare. Nous avons, dans une démarche multiforme, décidé de le faire constater au 1er vice-président afin qu’ensemble nous puissions travailler avec lui à corriger cela. Mais toutes ces démarches ont été vaines ».

Par ailleurs selon lui, « nous avons, en rapport avec l’ensemble des présidents de fédérations, rencontré le 1er vice-président pour l’accompagner à sauver notre parti d’une crise interne mais hélas sans succès ». Avant d’indiquer que cette crise qui secoue l’URD depuis quelques mois a pris des proportions graves et irrationnelles. « Irrationnelle parce qu’une minorité dépourvue de toute légitimité, agissant en toute illégalité, continue de défrayer la chronique en tenant l’opinion en haleine par des actes désespérés et manifestement illégaux », déplore-t-il.

Le président Coulibaly a ensuite déclaré que le but évident des manœuvres du 1er vice-président du parti est de tromper l’opinion publique nationale après avoir définitivement perdu la légitimité démocratique du parti dont le point d’orgue a été l’organisation réussie du 1er congrès extraordinaire du parti tenu le 16 janvier 2022.

En effet, s’appuyer sur certains articles du règlement intérieur du parti, le président Coulibaly déclare inacceptable cette décision par selon lui, une minorité qui n’a aucune légitimité. « Comment accepter et admettre que cette minorité dépourvue de qualité s’enferme dans une salle face à elle-même pour décider de mesures d’exclusion et de suspension contre des cadres éminents du parti, qui ont consenti des sacrifices énormes pour l’URD, au mépris des dispositions des articles 72, 73, 74, 75, 76 du règlement intérieur ? », s’interroge-t-il. Avant de répondre que « c’est tout simplement de la désinvolture ».

Il affirme que le professeur Sanogo alors président par intérim est resté sourd à tous les appels à l’unité, au rassemblement et au renforcement du leadership de l’URD en lui dotant d’un président élu. « Il est resté dans des manœuvres de bas-étage caractérisées par une gestion clanique et anti-démocratique des affaires du parti », souligne-t-il.

Ibrahim Djitteye

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