URD : 40 sur 56 sections favorables au congrès extraordinaire du 16 janvier

A dix jours du congrès extraordinaire prévu pour le 16 janvier prochain, le collectif pour la sauvegarde de l’URD a organisé, ce jeudi 6 janvier 2022, un point de presse pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur les tensions qui planaient au sein du parti. C’était au palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ.

A quelques jours du Congrès extraordinaire approuvé par le 2/3 des membres du parti, les membres du Collectif pour la Sauvegarde de l’URD – CPS-URD étaient devant la presse pour informer l’opinion nationale et internationale de la situation qui prévaut au sein de l’URD depuis le décès du président fondateur du parti, feu Soumaïla Cissé. Présidé par la troisième vice-présidente du parti, Coulibaly Kadiatou Samaké, ce point de presse considéré comme celui de clarification, d’explication et d’information a été animé par le porte-parole du collectif, Kalilou Samaké.

Dans sa déclaration liminaire lue par son porte-parole, Kalilou Samaké, le Collectif pour la Sauvegarde de l’URD a indiqué le parti traverse, depuis la mort de président feu Soumaïla Cissé, une crise profonde de gouvernance qui porte des risques majeurs et imminents d’une division du parti, si « l’on n’y prend garde ». Pour le Collectif, cette crise est en partie la faute du premier vice-président, Pr. Salikou Sanogo. « En l’absence du candidat naturel incontesté qu’était Président Soumaïla Cissé, cette crise a été exacerbée aussi par la précampagne électorale de certaines personnes au vu et au su du premier vice-président assurant l’intérim du président parti », indique le porte-parole du CPS-URD, Kalilou Samaké. « Il aurait fallu dès les premières heures procéder à un rappel à l’ordre de la part du premier vice-président », précise-t-il.

Par ailleurs, les responsables du Collectif dénoncent des dysfonctionnements au sein du parti. « Il y a des dysfonctionnement graves du parti qui constituent des points de divergences », regrettent-ils. En outre, la mauvaise gouvernance est aussi dénoncée par les membres du Collectif. « Les conséquences de cette mauvaise gouvernance est que de nombreuses préoccupations de militants inquiets, frustrés et pas du tout rassurés sur la conduite du parti et sur son positionnement, n’ont pas de réponse », regrette le porte-parole Samaké.

Selon le porte-parole, au regard de tous les problèmes au sein du parti, notamment la mauvaise gouvernance, les dissensions sciemment créées, le non-respect des dispositions statutaires, les règles dictatoriales imposées au parti au détriment des règles démocratiques, la discrimination imposée aux candidatures potentielles, il importe de sauver le parti, indique-t-il. Il poursuit en indiquant que, le collectif fort de ces 2/3 du BEN, va s’atteler à organiser le congrès extraordinaire prévu pour le 16 janvier 2022 au palais de la culture, qui selon, devra pourvoir au remplacement du président du parti préparant ainsi le parti à une gouvernance vertueuse en vue d’aborder les échéances futures avec détermination et responsabilité.

Le collectif a ainsi profité de ce point de presse pour démentir les allégations tenues par le premier vice-président dans son communiqué du mercredi 5 janvier dernier. « Toutefois le vice-président sait où trouver l’huissier et il a la latitude d’engager toutes procédures judiciaires contre qui de droit », indique-t-il avant de préciser que sur 56 sections du pays, 40 sont favorable à la tenue du congrès extraordinaire du 16 janvier prochaine.

Ibrahim Djitteye

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