Unions des syndicats des travailleurs des trésors publics de l’UEMOA (USTTP-UEMOA) : Le Malien Aguissa Maiga, le nouveau président

Ouverts le mardi 26 octobre à l’hôtel Radisson collection de Bamako, les travaux du 1er congrès statutaire, couplés au colloque scientifique de l’USTTP (Unions des syndicats des travailleurs des trésors publics de l’UEMOA), ont pris fin, le vendredi 29, à l’hôtel Maeva Palace. Lesquels ont permis d’élire le malien Aguissa Maiga comme nouveau président pour un mandat de 3 ans.

Ainsi s’achève le mandat de l’’ivoirien Karim Ouattara, président sortant de l’USTTP-UEMOA. A l’issue des travaux du 1er congrès qui viennent de se terminer, le malien Aguissa Maiga a été élu par ses camarades syndicalistes, à la tête de la corporation syndicale de l’organe sous régional. Cette clôture, ayant enregistré la présence d’une quarantaine de participants, a permis au président sortant de remercier les autorités maliennes pour « leurs concours financiers, moraux et matériels, pour la réussite de l’évènement ».

« Nous n’allons pas faire de discours, puisque tout a été dit lors du congrès. Nous avons tenu notre 1er congrès ordinaire le jeudi, 28 octobre. Ce congrès a vu le Mali honoré à travers Aguissa Maiga. Il a été brillamment élu pour 3 ans, par les camarades, pour présider la destinée de cet organe », a-t-il conclu. « Nous venons de terminer les quatre jours des travaux du congrès statutaire couplé au colloque scientifique. Le thème retenu pour le colloque portait sur le changement du paradigme financier au sein de l’UEMOA : quelles contributions des syndicats des trésors publics », a rappelé le président entrant, le malien Aguissa Maiga. Du 26 au 29 octobre, les syndicalistes venus de 7 pays africains ont échangé, d’après lui, sur : les directives de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest(UEMOA) ; les points des transpositions de l’organe au sujet  des différents pays membres ;  et sur les défis du moment. « Nous avons travaillé sur les directives de l’UEMOA. On a fait les points de transposition dans les différents pays. On a essayé de voir les difficultés qui se trouvent par-ci par-là, pour essayer d’apporter des solutions en échangeant les expériences », a-t-il expliqué. S’en tenant à ses mots, les échanges « ont été enrichissants entre les participants ». Quant à son élection à l’issue de ce 1er congrès, le désormais président précise : « C’est le sentiment de joie qui m’anime. On ne va pas rentrer dans la politique, mais vu toutes les tentatives d’isolement qui se passent autour de notre pays, si sept (7) pays se retrouvent comme ça pour donner la présidence au Mali, cela est important. Je suis satisfait et content sur ce point ». Ainsi, les missions déjà assignées au malien Aguissa Maiga, successeur de l’ivoirien Karim Ouattara, non moins  président sortant, consistent à consolider la corporation syndicale de l’UEMOA ; de revoir le statut et règlement… « Il y a des échanges à l’information qui doivent se faire. Des pays parmi nous comme la Guinée Bissau ont des problèmes que nous avons déjà commencé à résoudre à travers les autorités maliennes », a-t-il dit, remerciant les autorités pour leurs « soutiens financiers et matériels ».

Au moment de la clôture des travaux, le nouveau bureau dirigé par le malien n’était certes pas au complet, mais le poste de la 1ère vice-présidence est assurée par un Burkinabè, et celui de la 2ème vice-présidence est occupée par un sénégalais. Quant au secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, représentant du ministre : « Vous (syndicats) avez travaillé d’arrache-pied sur les différentes directives relatives au cadre harmonisé au sein de l’UEMOA ».Il trouve que les thématiques débattues sont d’une importance capitale pour les administrations des finances en générale, et les trésors publics en particulier. Ces assises, dit-il, ont permis aux participants d’appréhender et de mieux maitriser la philosophie des réformes à travers les cadres harmonisés des finances publiques de l’UEMOA. Elles ont permis aux syndicats d’apporter leurs contributions dans la mise en œuvre des réformes, a-t-il confié, promettant ceci : « Je voudrais vous rassurer que le Mali ne ménage aucun effort pour la mise en œuvre des conclusions issues de vos travaux ».

Mamadou Diarra

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