Soumeylou Boubeye Maïga sur les éventuelles sanctions de la Communauté internationale contre le Mali : « Il ne faudrait pas donner l’impression à l’opinion malienne qu’il y a un traitement inéquitable des situations… »

L’ancien premier ministre et président de l’Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergences des Forces Patriotiques (ASMA-CFP) s’est prononcé hier jeudi 27 mai 2021, sur RFI, à propos d’éventuelles sanctions de la Communauté internationale contre le Mali. Soumeylou Boubeye Maïga a craché ses 4 vérités à la communauté internationale en l’invitant à prendre en compte « le principe des réalités » dans leur prise de décision.

Celui que beaucoup de Maliens, surtout les intimes surnomment « le Tigre », Soumeylou Boubeye Maïga a craché ses quatre vérités à la communauté internationale par rapport aux éventuelles sanctions contre le Mali suite au coup de force contre le président de la Transition au Mali, Bah N’daw et son premier ministre Moctar Ouane, par le colonel Assimi Goïta. Pour lui, on doit bien prendre en compte le principe des réalités avant toute sanction. « Je comprends bien les prises de position de principe. Sauf que souvent le premier principe dont il faut bien tenir compte, c’est le principe des réalités », a déclaré l’ancien premier ministre malien Soumeylou Boubeye Maïga. Au Tchad, l’armée a pris le pouvoir, en piétinant la constitution du pays, après le décès du président de la République, le maréchal du Tchad, Idriss Déby Itno. La Communauté internationale n’a pas pris des sanctions contre ce pays. Elle a juste pris acte. Mais au Mali, depuis le coup de force contre le président de la Transition nommé par les militaires, eux-mêmes, les annonces de sanctions viennent de partout. Beaucoup de Maliens trouvent ces annoncent comme une discrimination à l’encontre de leur pays par la communauté internationale.

Dans son intervention, l’ancien premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga a dit cette vérité. « Il ne faudrait pas donner l’impression à l’opinion malienne qu’il y a un traitement inéquitable des situations et qu’il y a peut-être deux poids deux mesures », a-t-il laissé entendre. Pour SBM, il faut aussi évaluer les différentes missions au Mali pour la résolution de la crise depuis 2020. « La deuxième des choses, c’est que tout au long de la crise post-électorale de 2020 et bien avant, le Mali a reçu plusieurs missions y compris souvent des missions de très haut niveau dans lesquelles il y avait des Chefs d’État, nos partenaires de la région et du monde. Je pense que, tous les acteurs à un moment ou un autre se sont pliés à ces recommandations y compris après le 18 août 2020 », a-t-il rappelé avant d’ajouter : « Peut-être qu’il faut avoir l’humilité d’évaluer si toutefois les démarches qui ont été préconisées finalement se sont avérées pertinentes et ont contribué à nous sortir de l’instabilité ? »

Le président de l’Asma-CFP a invité la communauté internationale à ne pas donner « l’impression à de franges importantes de la société malienne que nous sommes dans une situation de diktat ».

Boureima Guindo

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