A la Grande mosquée de Bamako, la 4ᵉ édition de la Semaine nationale de la Réconciliation (SENARE) a consacré un moment fort aux prières et bénédictions, confirmant le rôle central de la religion dans la quête de paix et d’unité au Mali.
Comme lors de chaque édition, la SENARE 2025 a réservé une journée à la dimension spirituelle de la réconciliation. Réunis à la Grande mosquée de Bamako, responsables religieux, fidèles et membres de la commission d’organisation ont imploré la paix et la cohésion sociale par la lecture collective du Saint Coran et des prières de bénédiction. L’immolation de bœufs est venue compléter cette cérémonie, symbole de solidarité et de partage avec les plus démunis.
Dans son intervention, Cheick Oumar Togola, conseiller technique et membre de la commission d’organisation, a rappelé que cette tradition s’inscrit dans la durée depuis l’adoption de la Loi d’entente nationale en 2019 et l’institutionnalisation de la SENARE en 2023. Il a souligné que l’immolation, au-delà de la coutume, constitue « un facteur de cohésion sociale et un geste d’entraide », confirmant que la réconciliation ne se limite pas à la politique, mais implique aussi une dimension spirituelle et communautaire.
Sous le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’AES », l’édition 2025 met en lumière la nécessité de renforcer l’unité par les valeurs religieuses et culturelles communes. L’imam de la Grande mosquée, Amadou Kallé, aux côtés de plusieurs personnalités, a insisté sur l’importance de replacer la foi et la solidarité au centre du vivre-ensemble. Les bénédictions formulées pour le retour définitif de la paix au Mali ont clos la cérémonie sur un appel fort : « nous n’avons pas d’autre pays que le Mali ».
Issa Djiguiba
