République Centrafricaine : dix Casques bleus égyptiens blessés par balle par des éléments de la garde présidentielle, déclare l’ONU

Au moins une dizaine de casques bleus non armés de l’unité de police constituée égyptienne de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique – MINUSCA ont été blessés par balle, dont deux grièvement, dans l’après-midi du lundi 1er novembre, à Bangui, par des éléments de la garde présidentielle, a annoncé mardi l’ONU.

Dans un communiqué publié le mardi 2 novembre 2021, la Mission onusienne basée à Bangui, en République centrafricaine a indiqué que des tirs de la garde présidentielle lundi 1er novembre à Bangui, ont blessé une dizaine des casques égyptiens non armés de l’unité de Police constituée. Par ailleurs, l’Organisation des Nations unies (ONU), condamne dans son communiqué, “une attaque délibérée et inqualifiable”.

« Arrivés le 1er novembre à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans le cadre de la rotation périodique et du déploiement des troupes en République centrafricaine (RCA), et en direction de leur base, les éléments de l’Unité de Police Constituée égyptienne ont essuyé des tirs nourris de la garde présidentielle sans sommation préalable ni riposte aucune, alors qu’ils n’étaient pas armés, a précisé la mission onusienne », indique les Nations Unies dans son communiqué.

Par ailleurs, l’ONU déclare dans son communiqué que « dans sa tentative de retrait de la zone, située à 120 mètres environ de la résidence présidentielle, le bus de l’Unité de Police Constituée égyptienne a heurté une femme qui a perdu la vie ».

Cependant, selon la présidence de la République centrafricaine, les éléments de la garde du président Faustin-Archange Touadéra ont en retour accusé les militaires égyptiens d’avoir pris des photos de la résidence du chef de l’État, ce qui est interdit, et d’avoir refusé d’arrêter leur véhicule. Une fille de 12 ans a été heurtée par le minibus et tuée « dans leur fuite », rapporte France 24.

par ailleurs, selon le communiqué, « le leadership de la MINUSCA et des membres du gouvernement ont initié immédiatement le dialogue pour l’ouverture des enquêtes nécessaires afin de tirer toutes les conséquences judiciaires de cet incident conformément aux obligations qui leur incombent en vertu de l’accord entre l’ONU et le gouvernement centrafricain relatif au statut de la MINUSCA ».

« La MINUSCA condamne fermement ce qui apparaît être une attaque délibérée et inqualifiable que rien ne justifie », lit-on dans le communiqué de l’organisation internationale. Elle déclare par la suite qu’« une délégation de la MINUSCA a déploré l’accident et présenté ses condoléances à la famille de la victime lors d’une rencontre en fin de journée ».

Dans un communiqué publié en mi-octobre, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait dénoncé « des incidents hostiles » ciblant des Casques bleus et impliquant « des forces de défense et de sécurité déployées bilatéralement » qui se poursuivaient à « un niveau inacceptable ». Antonio Guterres avait réclamé à Bangui « des mesures concrètes » pour mettre un terme à ces actes « susceptibles de constituer des crimes de guerre », rapporte France24.

Ibrahim Djitteye

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