Les 03 et 04 mars 2026, se sont tenues à Bamako, les consultations nationales pour l’élaboration du Rapport Volontaire sur la mise en œuvre de ce Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. L’événement était présidé par le ministre des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine Mossa Ag Attaher.
Inscrire la gouvernance des migrations dans un cadre de responsabilité partagée et de coopération internationale équilibrée, telle est la démarche adoptée par le gouvernement de la République du Mali depuis un moment. C’est dans ce cadre d’ailleurs que le pays a adhéré au Pacte mondial pour des migrations en décembre 2018.
Selon le ministre des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine Mossa Ag Attaher, ce choix ne relevait ni d’un conformisme diplomatique ni d’une posture circonstancielle, mais par souci de préserver la dignité de ses ressortissants partout dans le monde.
Ainsi à l’approche du prochain Forum d’examen des migrations internationales, qui se tiendra du 5 au 8 mai 2026 à New York, le Mali ouvre, à nouveau, un atelier de consultations nationales pour l’élaboration du Rapport Volontaire sur la mise en œuvre de ce Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
Il faut rappeler que ce Forum international d’examen des migrations est la principale plateforme intergouvernementale d’évaluation des progrès liés au Pacte mondial.
Pour préparer ce rendez-vous, ces consultations visent à apprécier les avancées réalisées vers les 23 objectifs du Pacte ; identifier les défis persistants ; faire remonter les besoins d’appui des ministères, collectivités et organisations ; mettre en lumière les initiatives innovantes portées par les acteurs locaux et consolider un rapport national crédible, fondé sur l’expertise du terrain.
Interviennent dans un contexte ou le Mali garde toujours une positionne de « pays champion » dans la mise en œuvre dudit Pacte mondial, le ministre Ag Attaher trouve que c’est une autre source de motivation. « Être Pays Champion signifie assumer un devoir d’exemplarité, disposer de pratiques positives à partager, reconnaître nos insuffisances et surtout contribuer à hydrater la gouvernance migratoire pour qu’elle soit davantage plus juste et plus efficace, au niveau régional comme international », a indiqué le ministre des Maliens Établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine.
En tant qu’une réalité humaine, sociale et historique au Mali, la migration se présente, à la fois, comme une épreuve ; une opportunité ; un défi de protection et un levier de développement. C’est pourquoi en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations, le Mali s’est engagé pour une gouvernance plus inclusive et rationnelle de la migration.
« Les consultations que nous lançons aujourd’hui constituent une étape essentielle pour garantir une contribution nationale solide, inclusive et représentative de la diversité des acteurs engagés » a indiqué le chef de mission de l’Organisation Internationale pour les migrations Dr Boubacar Seybou. Il a rappelé que le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières constitue un cadre structurant qui permet aux États de développer une gouvernance migratoire cohérente, humaine et alignée sur leurs priorités nationales.
Au nom de son Organisation et du Système des Nations Unies, tout entier, Dr Boubacar Seybou a salué l’engagement constant du Mali à faire de la migration un levier de développement durable avant de rassurer de son accompagnement.
Le ministre Ag Attaher a appelé à la responsabilité collective lors du lancement des travaux. « Notre responsabilité collective est d’apporter des contributions sectorielles précises, étayées par des données probantes et des expériences concrètes » a-t-il indiqué en ajoutant : « nous nous devons d’engager un processus national inclusif d’examen de la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations en vue de produire un rapport précis et concis, mais dense qui capitalise les efforts louables du pays ».
Issa Djiguiba
