Toutes membres de l’Union malienne des femmes sourdes (UMFS), 31 femmes sourdes ont pu être outillées par le Fonds d’Appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage(FAFPA), sur les techniques de coiffures esthétiques, de coupe et couture, durant 30 jours, au sein de l’école des sourds muets sise à Niamakoro, dans le district de Bamako.
Pour lutter contre le chômage des personnes atteintes de déficience auditive, les responsables du Fonds d’Appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) ont initié, un (1) mois (décembre 2021) durant, deux sessions de formation. Tenues au cœur de l’école des sourds muets sise à Niamakoro (Bamako), lesdites sessions consistaient à former 16 femmes sourdes sur les techniques de coupe et couture d’une part. Et d’autre part : enseigner les techniques de coiffures esthétiques à 15 autres bénéficiaires. Le montant englouti aux deux sessions de formation se chiffre à 6.474.070 CFA, dont 5.826.663 F CFA donnés à titre de contribution par le FAFPA, et 647.407 F pour la part de l’Union malienne des femmes sourdes (UMFS). Ces séances de formation, clôturées le jeudi 30 décembre 2021, ont été sanctionnées par une cérémonie de remise d’attestations aux bénéficiaires membres de l’UMFS. Selon Moussa Camara, directeur général du FAFPA « cette cérémonie marque la clôture des sessions de formations au profit des membres de l’UMFS. Les deux sessions étaient basées sur l’enseignement des techniques de coiffures esthétiques, de coupe et couture aux femmes sourdes ». A ses dires, les deux volets ont été choisis par l’Union malienne des femmes sourdes qui a saisi le FAFPA pour la formation de ses membres. « Les besoins du FAFPA et de l’UMFS consistent à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des maliens, mais spécifiquement aux personnes en déficience auditive que l’UMFS accompagne », rappelle le jeune directeur qui soutient : « Ces formations permettront à ces femmes d’apprendre un métier et d’avoir des activités génératrices de revenus. Lesquelles contribuent à améliorer leurs conditions et à prendre en charge certaines dépenses de leur famille ». Pour davantage renforcer les acquis des bénéficiaires, Moussa Camara promet de revoir, en cas d’une autre formation, la durée (1 mois) jugée trop courte par les apprenantes. Quant à la dotation des participantes en équipements, le DG rassure qu’ils voient comment appuyer des organisations professionnelles comme l’UMFS et autre après les séances de formation des militants, dans les jours et les années à venir.
En sa qualité de présidente de l’UMFS, Mme Bocoum Maimouna Touré se dit satisfaite de la qualité de formation reçue par ses militantes grâce aux responsables de FAFPA. D’après elle, l’UMFS a été créée pour la résolution des problèmes ayant trait aux femmes sourdes. Généralement, indique-t-elle, les femmes sourdes restent bras croisés dans les maisons. Elles n’ont pas accès aux domaines de l’emploi parce qu’elles ne reçoivent pas de formation professionnelle leur facilitant l’ouverture de l’emploi. « Voici la raison pour laquelle nous avons saisi le FAFPA pour qu’il accepte de financer ces deux sessions de formation à l’endroit de nos militantes », rapporte la présidente. En clair, Mme Bocoum se dit convaincue d’une chose : « Ce n’est pas facile pour ces femmes d’avoir un fonds au niveau familial sans apprendre un métier à travers des formations. D’où la tenue des deux formations pour ouvrir la voie professionnelle aux participantes ».Sollicitant une autre formation au FAFPA, Maimouna Touré a avoué ceci : « Ce que les femmes ont suivi, à travers ces formations, était vraiment intéressant ». En tant représentantes des bénéficiaires, Oumou Coulibaly et Mariam Sacko ont exprimé leur gratitude aux responsables de FAFPA, pour la qualité de formation. Elles ont néanmoins soutenu que la durée d’un mois a été courte pour les deux sessions. « Nous avons certes compris beaucoup de choses, mais nous sollicitons encore des formations allant de trois (3) à quatre (4) mois », ont-elles dit en soulignant que certaines d’entre elles n’ont pas pu suivre, de façon régulière, la formation à cause du manque d’argent pour le déplacement.
Mamadou Diarra
