Dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme, l’Association Femmes et sport a organisé une activité de sensibilisation sur les violences basées sur le genre, mais plus particulièrement sur violences numériques. C’était le samedi 6 décembre 2025, sur le terrain annexe du stade Mamadou Konaté, en présence des représentants des partenaires techniques et financiers et du ministère de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne.
Les violences basées sur le genre VBG constituent toujours un défi majeur pour les organisations de défense des droits de l’homme.
Des violences : physique, sexuelle, psychologique, morale et financière s’est ajoutée une nouvelle forme de violence dite numérique donnant une autre dimension au combat contre les VBG.
Aujourd’hui, l’avènement des TIC dans nos sociétés a fait que le cyberharcèlement est devenu très présent dans nos vies.
On observe, à longueur des journées, à des insultes en ligne, des menaces anonymes, des piratages de comptes, des diffusions non consenties d’images d’autrui, le non-respect des données à caractères personnels, etc.
C’est pour justement attirer l’attention sur ce fléau ainsi que ses victimes, généralement silencieuses, que l’Association Femmes et sport, dans le cadre de la célébration des 16 jours d’activisme, a choisi le langage universel du Sport et de la culture pour sensibiliser un grand nombre de jeunes. « Je souhaite que chaque geste sportif, chaque expression culturelle, chaque parole partagée soit un message d’espoir, de respect, d’égalité et d’humanité », a indiqué la présidente de l’Association Femmes et sport, Fatoumata Diallo.
Parmi la vague de violences basées sur le genre, il s’agissait spécifiquement de mettre le curseur sur le cyberharcèlement qui devient de plus en plus préoccupant dans notre société par le Théâtre, la danse, les arts martiaux, le football, les causeries débats et tant d’autres prestations sportives ou artistiques.
« Faisons du sport et culture des armes pacifiques contre toutes les formes de violence », a indiqué Fatoumata Diallo, regrettant que ces violences détruisent la dignité humaine, brisent l’harmonie sociale et compromettent l’avenir de la jeunesse.
Plus exposées que les autres, l’Association Femmes et sport estime que les femmes et les filles doivent pouvoir utiliser ces outils comme tout le monde sans que ça ne soit une menace ou un risque pour elles ou sur elles.
« Nous disons stop aux harcèlements numériques, nous disons stop aux violences partout dans la vraie vie et sur internet », a indiqué la présidente Fatoumata Diallo, tout en précisant le caractère de sensibilisation de cette initiative. « Nous ne sommes ne sommes pas là pour accuser, mais pour éveiller les consciences, nous ne sommes pas là pour imposer, mais pour inspirer le changement, nous ne sommes pas là pour juger, mais pour protéger, sensibiliser et guider », a-t-elle ajouté.
Au nom de l’ensemble de son organisation, Fatoumata Diallo a salué des partenaires techniques et financiers de l’Association Femmes sport, plus particulièrement, le gouvernement du Mali, l’Union européenne, l’institut néerlandais pour la démocratie multipartite NIMD pour leur accompagnement multiforme.
De leur côté, les représentants des partenaires techniques et financiers, Assoum Dicko de l’institut néerlandais pour la démocratie multipartite NIND, et Assa Diallo de l’Union européenne ont tous réaffirmé l’importance de cet évènement et de l’accompagnement de leur organisation respective.
En plus d’être une nécessité, Assa Diallo souligne que le combat contre les VBG est un impératif moral pour construire une société plus juste et équitable. Pour elle, les VBG ne concernent que les femmes. Elle s’est d’ailleurs réjouie de la forte présence d’hommes, avant de souligner que chacun a un rôle important à jouer dans cette lutte.
À ses dires, les parents ont un rôle dans l’éduction, les enseignants dans la prévention, les autorités dans la protection, les hommes et les garçons dans l’exemple. « L’Union européenne reste totalement et pleinement engagée dans cette lutte », a-t-elle rassuré.
Autant que l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite NIMD et de l’Union européenne, la représentante du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne a souligné que le département n’est jamais resté en marge de la célébration des 16 jours d’activisme contre les VBG. Tout en égrenant les actions du ministère dans ce sens, la représentante du ministre a d’ailleurs souligné que la problématique des VBG touche encore plus le milieu du Sport d’où l’intérêt de son département pour cette activité.
Issa Djiguiba
