Fin de la célébration des Journées scientifiques internationales au Mali : Des sommités venues à Bamako face aux étudiants et professeurs de Technolab-ISTA !

Venues du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Benin et d’autres pays africains, une dizaine de sommités du monde scientifique ont tenu, du 1 au 2 juillet 2021, une rencontre d’échanges et de partage d’expériences avec les étudiants et professeurs de Technoab-ISTA. La tenue de cet évènement s’inscrivait en droit ligne de la célébration des journées scientifiques internationales.

Pour l’occasion, deux thématiques inscrites à l’ordre du jour ont fait l’objet de conférence. Le premier thème consistait à expliquer « IIOT et Energies recouvrables » ; et le deuxième thème portait sur « Open source et le défi des formations à distance ; impact dans les formations universitaires en Afrique ». Aux étudiants et professeurs de Technolab-ISTA, le premier thème a été expliqué par Claude Lishou, professeur titulaire de classe exceptionnelle de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar(UCAD), au Sénégal. Quant au deuxième thème, celui-ci a été expliqué par Tiémoman Koné, directeur général de l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire(UVCI).Selon Daouda Diakité, directeur général de Technoloba-ISTA, ces deux conférences s’inscrivent en droit ligne de leur politique consistant à faire bénéficier les étudiants des passages de ces sommités au sein de l’université. « En marge du conseil scientifique, nous avons eu la chance de recevoir dix(10) éminents professeurs venus du Cameroun, du Benin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso ; en plus des professeurs maliens pour ces journées scientifiques internationales », explique le DG Diakité. Avec une population mondiale qui ne cesse de croitre, il devient important de produire suffisamment d’énergie de manière stable, pour faire face à la demande croissante d’utilisation de l’énergie, indique le professeur Claude Lishou de Dakar. Ainsi, la mise en place d’un système de production d’énergie aéro-solaire fiable (centrale mixte) nécessite, selon lui, l’intégration sophistiquée de solutions intelligentes. IIOT (un terme anglais), sont des objets (ordinateurs ; appareils et différentes applications) connectés via toute sorte de technologie qui nous rendent service aujourd’hui .Il s’agit des appareils photos ; des informatiques domestiques…, explique le professeur. « IIOT est l’application des technologies de l’internet, et de l’internet des objets au domaine industriel pour interconnecter au sein d’architectures géodistribuées les capteurs, les actionneurs, les équipements industriels intelligents et les systèmes », telles sont les explications scientifiques données par le professeur Claude Lishou qui avoue : « Je veux que les IIOT soient en phase avec les ODD(objectifs de développement durable).L’une de mes recommandations est de mettre les objets connectés en alignement avec les ODD ».Expliquant l’avantage de son thème, le professeur argumente que l’internet industriel des objets connectés(IIOT) est au cœur de l’intelligence énergétique. Il est l’objet qui capte l’information, c’est une couche constituée du réseau sur lequel sont envoyées les données. Via ce thème « IIOT et énergie renouvelable », il s’agissait aussi d’exposer aux participants ce que dit la science par rapport à l’énergie solaire et éolienne ; leurs utilités, et les conséquences de leur utilisation. Parlant du deuxième thème, l’ivoirien Tiemoman a d’abord défini la nation « open source » ; puis les défis majeurs des formations à distance en Afrique. Il s’est aussi intéressé à l’impact dans les formations universitaires en Afrique et les perspectives du mode d’apprentissage. L’open source est un moyen pratique et efficace de mise à disposition de contenu pédagogique, surtout dans un contexte de crise, a-t-il avancé. En plus des avantages que sont la flexibilité et l’apprentissage personnalisés, la technologie « open source » permet de réduire la charge de travail des acteurs de formations à distance. À cet effet, il est perçu comme un levier majeur d’innovation dans le numérique ; un accélérateur stratégique. Avec ce nouveau système d’apprentissage en Afrique, les professeurs n’ont plus besoin d’être physiquement présents en classe pour dispenser les cours aux apprenants. Tout se passe de façon virtuelle, c’est-à-dire sans une rencontre présentielle, dit-il. Avec des effectifs élevés de nos universités, il estime que les étudiants peuvent rester chez eux en suivant leurs professeurs, même si cela importe à ce que l’étudiant soit doté d’un ordinateur. Aujourd’hui en côte d’Ivoire, l’Université virtuelle en est l’exemple, ajoute-t-il.

Mamadou Diarra

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