La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a tenu sa traditionnelle rencontre avec la presse, le mercredi 6 mai 2026. Animé par le sous-directeur des relations publiques, le Commandant d’escadron Djibrila Maïga, cette conférence de presse visait notamment à édifier l’opinion publique sur la situation sécuritaire du pays après l’attaque terroriste lâche et barbare du 25 avril 2026 ayant malheureusement arraché à l’affection de toute une nation, le symbole de la refondation de l’armée malienne, le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général d’Armée Sadio Camara.
Au-delà d’un rappel du caractère sponsorisé de cette guerre, d’ailleurs, dénoncé à plusieurs reprises aussi bien par la hiérarchie militaire que les plus hautes autorités de la transition, le chef d’escadron Djibrila Maïga a tenu à édifier sur quelques points spécifiques qui nourrissent interrogations et inquiétudes chez de nombreux compatriotes maliens. Le premier point fait référence à l’ampleur des complicités internes et les infiltrations qui ont facilité cette attaque terroriste. Tout le monde a été témoin des conclusions des enquêtes du tribunal militaire qui ont déniché, à la grande surprise de tous, plusieurs personnalités civiles et militaires dont certaines étaient même en activité.
Le second démonte en pièces, la cabale médiatique actuelle sur fond d’allégations, de spéculations et de supputations à l’image de celle orchestrée en 2012 et d’octobre 2025 au début de la crise de carburant. Tout comme à cette époque, le chef d’escadron Djibrila Maïga rassure qu’il n’en est rien. « Le Mali reste et le Mali demeure » grâce à la réactivité et le professionnalisme des forces armées maliennes a-t-il indiqué. « 0n s’en souvient qu’en 2012 nous avions assisté au même scénario, attaques simultanées et coordonnées suivies d’une cabale médiatique…. Cette cabale médiatique visait la même chose, notamment, à pousser les hommes à quitter certaines positions sans combattre. Mais cette fois-ci nos hommes n’ont pas mordu à l’hameçon. Nos hommes ont combattu jusqu’à la dernière énergie en consentant le sacrifice ultime », s’est -il réjouit.
Une occasion pour lui de saluer, au nom de l’État-major général des armées, l’engagement et le professionnalisme des FAMa, mais aussi leur réactivité et leur promptitude qui ont, selon lui, permis de contenir cette attaque complexe en infligeant de lourdes pertes aux terroristes et leurs sponsors (de centaines de terroristes neutralisés).
Par ailleurs, l’officier a souligné que la situation sécuritaire demeure toujours menaçante avec des tentatives de réorganisation des groupes armés terroristes. C’est pourquoi, il a invité l’ensemble de la population à la vigilance et à renforcer la collaboration avec les forces armées et de sécurité. « Sous la vigilance de nos militaires déterminés sur le terrain, les surveillances aériennes et les frappes, nous sommes en train de les désorganiser dans leur manœuvre », a-t-il indiqué.
Cependant, l’officier a invité la population à ne surtout pas tomber dans le jeu de l’amalgame. Au-delà même de ne pas pouvoir prouver l’appartenance d’un individu à un groupe terroriste, le commandant d’escadron fait savoir qu’un terroriste capturé vivant a beaucoup plus de valeur. « Il constitue une mine d’informations » d’où l’importance de le remettre vivant aux forces de défense et de sécurité pour des besoins d’enquête.
Si l’axe Oulessebougou – Bougouni et l’axe Ségou – Bamako ont été nettoyés par les forces armées maliennes, la route de Kayes et celle de Kita, en revanche, constituent l’axe d’effort des groupes armés terroristes, c’est-à-dire, là où ils ont investi tous leurs efforts et énergies. La Direction de l’Information et des relations publiques des armées a cependant rassuré que tous les moyens sont mobilisés par l’état-major général des armées pour également rendre praticables ces axes routiers.
Concernant le cas spécifique de Kidal qui, vu sa position stratégique, attire toutes les attentions, le responsable de la communication a souligné une réarticulation du dispositif avec le repositionnement de certaines unités répondant au principe de concentration des forces. « Dans les localités d’Anefis et Aguelhok, nos éléments sont positionnés dans ces localités en vue d’une réorganisation, une réarticulation, une occupation sereine du territoire national » a-t-il indiqué tout en rassurant que cela est tout à fait normale dans une guerre pour pouvoir sauver la vie des hommes et ensuite organiser une riposte avec force et détermination.
Issa Djiguiba
