Comme poussée par une sorte d’esprit de vengeance explicatif de son acharnement à punir le Mali, la CEDEAO finit par trébucher sous le poids de la coquille de légèreté et de manque de rigueur de sa Décision CMS A/DEC. 12/11/2021 portant imposition de sanctions ciblées contre la Mali où l’on peut lire au point 1: « Considérant que la non tenu des élections à date est constitutive de la remise en cause des fondements essentiels de la CEDEAO et viole les dispositions de l’article 2 paragraphe 2i) de l’Acte additionnel A.SA 13/02/12 qui prescrivent le respect et la protection des Droits de l’Homme, l’Etat de droit, la démocratie et l’ordre constitutionnel ».
La CEDEAO s’est mélangée les pattes quant à l’objet de l’article 2 du paragraphe 2i) de l’Acte additionnel de 2012.
Cet article 2 paragraphe 2i) est plutôt relatif à l’obligation (sic !) de « ratification des Protocoles et Conventions de la CEDEAO ».
Il ne porte pas, comme faussement annoncé dans la Décision, sur le « respect et la protection des Droits de l’Homme, l’Etat de droit, la démocratie et l’ordre constitutionnel ».
Une telle erreur n’honore pas une organisation internationale comme la CEDEAO.
Dr Brahima FOMBA, Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako (USJP)
