Atteinte à la liberté des anciennes autorités de la Transition et certains membres de leur famille : L’AMPP interpelle le colonel Assimi Goïta

La situation dans laquelle vivent les autorités déchues de la transition vient d’être jugée « arbitraire et illégale » par l’AMPP. L’atteinte à la liberté de Me. Ouane Haoua Traoré, l’épouse de l’ex-PM Moctar Ouane pousse l’association malienne des procureurs et poursuivants à briser le silence.

Le Mali est un État de droit fondé sur les principes démocratiques et les valeurs républicaines de justice. Un Etat où toute mesure portant atteinte aux libertés fondamentales doit « obligatoirement » être contenue et gouvernée par le droit. Cela, pour éviter que la mesure prise ne soit pas arbitraire, voilà ce que les membres de l’AMPP tentent de faire croire au camp Assimi Goita et compagnons qui gouvernent le pays. Cette information, émise via une déclaration des professionnels de droit dévale la récurrence des pratiques « dignes de l’État mafieux » qui sont en train de se passer dans le pays. Lesquelles pratiques se font au vu et au su des populations désemparées, et dans l’indifférence totale des institutions publiques en charge de la protection, de la défense, et de la promotion des libertés et droits fondamentaux, mentionne-t-on. Dans cette déclaration « relative à la situation de l’ancien Président Bah N’Daw et Moctar Ouane », l’AMPP énonce sa désolation par rapport à la récurrence des pratiques dignes de l’État mafieux en cours au Mali.

Au regard des exigences d’un État de droit que reste le Mali, les responsables de l’association soulignent que les mesures draconiennes actuellement prises contre les autorités déchues sont « inacceptables ».Et de rappeler que ces anciennes autorités sont dépossédées de leurs prérogatives pour des raisons tenant surtout  aux malentendus autour des choix des membres du gouvernement II de Moctar Ouane. Le problème, c’est que l’ex-président de la transition et son premier ministre ne sont pas libres dans leurs mouvements. Les mesures en vigueur portent atteinte à leur liberté d’aller et de venir. Autrement dit, à leur liberté de se déplacer  et de se rendre là où ils veulent. Bah N’Daw et Moctar Ouane sont dans une résidence surveillée. Des pratiques qui, précise l’AMPP, se déroulent en dehors de tout contrôle judiciaire, voire sans qu’un acte leur soit notifié, ou qu’une charge ne leur soit notifiée par les auteurs qui prennent des décisions.

En contraste à ces faits, cette association trouve que ces mesures sont des « violations manifestes et flagrantes » de la loi. Sans ambages, l’AMPP souligne qu’elles sont « des atteintes graves et délibérées aux libertés publiques et droits fondamentaux garantis par la constitution ».Ces mesures adoptées par Assimi Goita, président de la transition et compagnons violent, selon l’association, la Déclaration Universelle des Droits de l’homme, la Chartes africaine des Droits de l’homme et des Peuples…

Maitre Ouane Haoua Traoré, l’épouse de Moctar Ouane frappée par la mesure !

Après avoir réussi à maintenir Bah N’Daw et Moctar Ouane sous une résidence surveillée, les nouvelles autorités ont voulu étendre l’application de leur mesure. S’en tenant aux faits, on comprend aisément qu’aucun membre influent de ces familles n’est épargné. Le cas de l’épouse de Moctar Ouane fait montre de cela. « AMMPP dénonce sans réserve comme atteinte grave à la liberté du travail ainsi qu’à la liberté d’aller et e venir, l’ordre du commandant  de a Garde présidentielle interdisant à Maitre Ouane Haoua Traoré dite Sophie, notaire de son état, de sortir de la maison », lit-on dans la déclaration. Alors qu’elle voulait se rendre à son étude, cet ordre a été notifié à la dame au seul motif qu’elle est l’épouse de l’ex-PM Moctar Ouane, s’indigne l’association. Et d’être encore décise : « La mise en captivité  de l’ancien président de la transition, celle de l’ancien premier ministre ainsi des membres de leur famille en dehors de tout contrôle judiciaire, et sans qu’aucun acte ne leur soit notifié d’une part, et d’autre part, sans qu’aucune charge ne leur soit notifiée par les auteurs desdites mesures n’est qu’un abus d’autorité, une infraction prévue et punie par la loi pénale ». L’AMPP qualifie ces arrestations « d’illégale et de séquestration de personnes ». Elle invite Assimi à mettre un terme aux faits « incompatibles » à l’État de droit en cours dans le pays.

Mamadou Diarra

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