Dans le cadre de la 80e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, les pays membres de la Confédération des Etats du Sahel renforcent leur diplomatie à travers des concertations stratégiques des Premiers ministres et les ministres en charge des Affaires étrangères.
Tous aux Nations unies depuis quelques jours pour la défense de l’espace sahélien, ils ont fait plusieurs rencontres avec les partenaires techniques et financiers des autres pays. Les discussions ont porté sur l’échange d’informations sur la situation interne de chaque pays et le partage d’analyses sur les enjeux mondiaux, en particulier l’état du monde et les attentes des peuples du sahel. A cette occasion, l’accent a été mis sur les aspirations légitimes des populations de l’AES, notamment l’indépendance, la souveraineté et la dignité, ainsi que la nécessité de rompre avec les pratiques contraires aux intérêts des peuples. Les premiers ministres ont convenu d’une action collective pour porter la voix commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. Leur séjour a également permis de planifier des activités parallèles, notamment des actions de communication auprès des communautés sahéliennes aux États-Unis. Les chefs de gouvernement ont salué les progrès de la Confédération sous le leadership des chefs d’État.
Des rencontres avec l’Union Africaine
Parallèlement aux échanges menés par les chefs de gouvernements AES, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye DIOP et ses homologues ont mené une intense activité diplomatique. Ils ont rencontré le Président de la Commission de l’Union africaine. Aussi, les chefs de la diplomatie de l’AES ont signé un mémorandum d’entente avec la Hongrie, voire échangé avec les ministres des Affaires étrangères de Cuba et du Développement international de la Norvège. Ces rencontres ont porté sur des questions bilatérales et multilatérales d’intérêt commun, témoignant de l’engagement du Mali et ses allés sur la scène internationale. La participation du Mali à cette session de l’Assemblée Générale a été marquée par un discours sur les femmes et une intervention sur la question migratoire. Ces prises de position soulignent l’importance accordée par le Mali aux droits des femmes et à la gestion des migrations. L’ensemble de ces actions illustrent la volonté du Mali et de ses partenaires de l’AES de faire entendre leur voix collective et de défendre leurs intérêts sur la scène mondiale.
Siatou Samaké, stagiaire
