La grande salle du CICB a abrité, le samedi dernier, le lancement du Mouvement Alternative pour le Mali. Ce mouvement qui se veut une force de proposition et de soutien à la transition dans la vérité, est dirigé par Mamadou Traoré. L’ancien ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mohamed Salia Touré, est le parrain.
Dans son allocution, le coordinateur général de l’Alternative Mamadou Traoré dit le roi a expliqué les objectifs de son mouvement. Aussi, a-t-il évoqué les raisons qui ont motivé la création de ce mouvement.
Parlant de la situation actuelle du pays, Mamadou Traoré reconnait que ce sont les politiques qui sont les responsables de la situation chaotique actuelle du pays. « Si la classe politique reconnaît son tort, on peut corriger les erreurs du passé pour un Mali nouveau », a-t-il laissé entendre. La population a aussi sa part de responsabilité selon lui :« Les Maliens n’aiment pas les hommes politiques pauvres. Ils veulent ceux qui font l’achat de conscience. Les voix sont achetées à 1000 ou 2000. Elle doit aussi changer son comportement ».
Selon Mamadou Traoré, les difficultés sont énormes au Mali actuellement. Pour lui, la situation sécuritaire se détériore chaque jour. « Ça ne va pas du tout aujourd’hui au Mali. Presque que toutes les régions sont menacées. J’interprète les militaires. Il faut que les généraux aillent sur le front », a-t-il plaidé. Selon le Roi, la sécurité alimentaire est un autre grand problème au Mali. « Le Mali est menacé de famine. Notre stock alimentaire est trop insuffisant », prévient le coordinateur du mouvement Alternative pour le Mali.
Il a invité la classe politique à soutenir cette transition pour sa réussite.
Contrairement à certains groupements, le mouvement Alternative pour le Mali n’est pas d’accord avec le bras entre l’État du Mali et la communauté internationale. « Nous ne sommes pas d’accord avec le bras de fer entre les autorités transitoires et la communauté internationale. Les militaires doivent respecter la CEDEAO. Elle doit aussi respecter les Maliens », a déclaré Mamadou Traoré.
Pour lui, le Mali devait respecter ses engagements pour le respect de la durée de la transition. « Du moment où on est en incapacité d’organiser les élections, on doit assumer l’impossibilité et présenter nos excuses à la CEDEAO », a indiqué le roi.
Le roi a invité le gouvernement du Mali à trouver une solution à la sécurité alimentaire. Il demande à ce que la gestion de la sécurité alimentaire lui soit confiée.
B. Guindo
