L’ancien président gabonais, renversé par un coup d’État le en août 2023, séjourne actuellement à Paris sans pouvoir rejoindre Londres, où réside une partie de sa famille.
Selon Jeune Afrique, un refus de visa des autorités britanniques l’empêche de quitter la France, dans un contexte diplomatique sensible.
Ali Bongo Ondimba vit aujourd’hui loin du pouvoir qu’il a exercé plusieurs années. D’après des informations publiées par Jeune Afrique, l’ancien chef de l’État gabonais séjourne dans sa résidence de l’avenue Foch, à Paris, sans pouvoir rejoindre Londres, où une partie de sa famille est installée. Les autorités britanniques lui auraient refusé un visa, le contraignant à prolonger son séjour en France dans l’attente d’une éventuelle régularisation de sa situation administrative.
Le refus de visa britannique, s’il est confirmé, s’inscrit dans ce climat diplomatique délicat. Il met en lumière la situation incertaine de l’ancien chef d’État, dont les déplacements à l’étranger semblent désormais soumis aux arbitrages politiques et administratifs des pays concernés.
Au lendemain de la proclamation des résultats donnant Ali Bongo vainqueur d’un troisième mandat, des militaires ont annoncé sa destitution et la mise en place d’un Comité pour la transition et la restauration des institutions. Ils ont en particulier dénoncé une « parodie électorale », tandis que le candidat de l’opposition, Albert Ondo Ossa, évoquait des « fraudes orchestrées » et appelait à une passation de pouvoir sans effusion de sang.
Cette situation que vit l’ancien Président gabonais met aussi en lumière la dure réalité du pouvoir et de ses lendemains incertains.
KD
