Algérie : Le chef d’État Algérien déclare la fin du gazoduc transitant par le Maroc

Dans un communiqué de la présidence diffusé à la télévision publique algérienne, le dimanche 31 octobre 2021, le président Algérien Abdelmadjid Tebboune a ordonné la cessation des relations commerciales entre la compagnie algérienne des hydrocarbures (Sonatrach) et l’Office marocain de l’électricité et de l’eau potable (ONEE)

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune qui avait affirmé, le 10 octobre dernier, que l’Algérie n’approvisionnera plus l’Espagne en gaz naturel via le gazoduc transitant par le Maroc a joint l’acte à la parole. En effet, le président de la République algérienne a tranché ce dimanche 31 octobre 2021, « pour la cessation des relations commerciales entre la Sonatrach et l’office marocain de l’électricité et de l’eau potable ONEE, et le non renouvellement du contrat du gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui alimente l’Espagne via le Maroc », indique le communiqué.

« La décision algérienne n’aura qu’un impact insignifiant sur la performance du système électrique national », a affirmé dans un communiqué l’ONEE marocain. Cependant le président Algérien a pris cette décision après avoir consulté son Premier ministre, le ministre des Affaires Étrangères, le ministre des Finances, celui de l’Énergie et des Mines, en raison des pratiques à caractère hostile du royaume marocain qui portent atteinte à l’unité nationale. Par ailleurs, rappelons que cette décision était probable en raison de la crise diplomatique entre l’Algérie et le Maroc.

Plusieurs responsables algériens, dont le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkeb, avaient laissé entendre que le GME sera définitivement fermé et que les livraisons gazières vers l’Espagne se feront via le nouveau gazoduc mis en service. « Nous nous sommes engagés à ce que toutes les livraisons se fassent à travers les installations se trouvant en Algérie, via le gazoduc Medgaz et les complexes de conversion de gaz », avait déclaré, le 27 octobre dernier, Mohamed Arkeb lors de son audience avec la 3ème vice-présidente du gouvernement espagnol et ministre de la Transition Écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera Rodriguez, en visite à Alger.

En outre, selon un expert, cette décision peut contenir des conséquences marginales, « les conséquences pour la consommation locale sont marginales dans la mesure où le Maroc a une capacité de production électrique qui couvre largement ses besoins », a déclaré cet expert du secteur de l’énergie qui a requis l’anonymat, en ajoutant que « même si les deux centrales de Tahaddart et Aïn Beni Mathar se mettent à l’arrêt, cela n’aurait pas d’impact », a-t-il ajouté à l’AFP. Selon lui, La redevance du transit de gaz algérien sur le territoire marocain a rapporté au Maroc l’équivalent de 50 millions de dollars en 2020, perçus en nature, propos recueillis par le site d’informations suisse « le Temps ». A Rappeler aussi que, la décision algérienne de fermer le gazoduc GME qui reliait l’Algérie à la péninsule ibérique, via le Maroc a été prise en août dernier au moment où Alger rompait ses relations diplomatiques avec Rabat. Le pays premier fournisseur de gaz naturel de l’Espagne, est depuis resté sur ses positions, ne faisant pas mystère ces dernières semaines de son intention de ne plus prolonger le contrat d’utilisation du gazoduc Gaz Maghreb Europe (GME).

Mariam Guindo, Stagiaire

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