Du 22 au 25 mai 2026, la Côte d’Ivoire a accueilli la 4ᵉ édition du festival « Mes Menstrues Libres », un rendez-vous régional consacré à la promotion de la santé et de la dignité menstruelle. Organisé par Gouttes Rouges et ces partenaires, l’événement a réuni des participants venus de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso autour d’un même objectif : briser les tabous liés aux menstruations et renforcer les droits des femmes.
Placée sous le thème « Santé et dignité menstruelle : enjeux de santé publique, vécus des femmes et plaidoyer intergénérationnel », cette édition a mis en lumière les réalités sociales et sanitaires encore fortement associées aux règles dans plusieurs communautés ouest-africaines.
Tout au long des quatre jours, les échanges ont permis de donner la parole aux femmes et aux jeunes filles sur leurs expériences. Les discussions ont notamment mis en évidence la persistance de la stigmatisation, les difficultés d’accès aux protections hygiéniques, les douleurs menstruelles souvent minimisées ainsi que l’impact de ces facteurs sur la scolarité et la vie sociale des adolescentes.
Le festival a également accordé une place centrale au plaidoyer intergénérationnel, réunissant jeunes, parents, acteurs associatifs et professionnels de santé. L’objectif était de favoriser une meilleure compréhension des menstruations au sein des familles et de renforcer le dialogue entre générations, dans un contexte où le sujet reste encore largement tabou.
Au programme figuraient des panels de discussion sur la santé menstruelle et les politiques publiques, des ateliers de sensibilisation, des espaces d’échanges communautaires ainsi que des activités culturelles et artistiques visant à déconstruire les préjugés.
Au-delà des activités, les organisateurs ont rappelé que la santé menstruelle constitue un enjeu majeur de santé publique et d’égalité, appelant à une meilleure prise en compte de cette thématique dans les politiques publiques en Afrique de l’Ouest.
Un festival qui confirme que la parole autour des menstruations s’impose progressivement comme un véritable enjeu de société dans la région.
Notons que cette initiative s’inscrit enfin dans la dynamique mondiale de la Journée de la dignité menstruelle, célébrée chaque 28 mai, qui vise à briser les tabous, promouvoir l’hygiène menstruelle et défendre les droits des personnes menstruées.
La date du 28 mai a été choisi comme la journée de la dignité menstruelle, car 28 correspond à la durée moyenne d’un cycle menstruel et 5 correspond à la durée moyenne des règles en jours. Ainsi donc, la date représente directement le cycle menstruel dans sa globalité.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
