Suite au coup d’Etat militaire au Burkina Faso qui a renversé le régime du président Roch Marc Christian Kaboré le lundi 24 janvier 2022, le doute planait sur la reprise du procès de l’assassinat du père de la révolution Burkinabè, Thomas Noel Isidore Sankara. Le parquet militaire de Ouagadougou a donc décidé, lundi 31 janvier de suspendre l’audience jusqu’à rétablissement de la constitution.
Débuté en octobre 2021 le procès sur l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara et compagnons assassinés lors d’un coup d’État en 1987 a été interrompu le jour du coup d’Etat alors qu’il devait entrer dans la phase des réquisitoires et des plaidoiries.
En effet, la note de la suspension du procès a été annoncé dans un communiqué rendu public le 26 janvier dernier, où le parquet militaire après avoir démenti les rumeurs sur la libération du général Gilbert Diendiéré a rassuré que le procès reprendra, suite à son interruption due au coup d’État militaire qui a chassé le pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré. Par ailleurs, le procès qui reprendre le lundi 31 janvier dernier a été renvoyé jusqu’au rétablissement de la constitution suspendue après le renversement du régime déchu.
Dans un autre communiqué, le parquet militaire de Ouagadougou a suspendu lundi, le procès. « Le tribunal a examiné les différents arguments et a décidé de suspendre l’audience pour une bonne administration de la justice. Il invite les parties à rester à l’écoute pour la reprise qui se fera après le rétablissement de la constitution », indiquent nos sources.
Aussi faut-il ajouter qu’après la reprise du procès le lundi 31 janvier 2022, les avocats de la partie civile avaient demandé sa suspension en attendant « la normalisation juridique » de la part des autorités au pouvoir.
Après cette suspension les réactions n’ont pas tardé à tomber. D’autre estime que « le procès doit se tenir dans un délai raisonnable mais ne veulent pas d’un procès qui sera entaché d’irrégularités ». Pour d’autre « la justice n’est pas rendue au nom de la constitution mais au nom du peuple Burkinabè ».
Notons qu’en prenant le pouvoir le 24 janvier 2022, les militaires ont annoncé la suspension de la constitution mais, ont affirmé qu’ils assureraient « l’indépendance de la justice ».
Rappelons aussi que les militaires au pouvoir au Burkina Faso se sont engagés « à proposer dans un délai raisonnable, après consultation des forces vives de la nation, d’un calendrier de retour à un ordre constitutionnel accepté de tous » sans toutefois indiquer la durée de sortie du calendrier.
Aussi faut-il ajouter qu’après le Mali et la Guinée Conakry le Burkina Faso aussi a récemment connu un coup d’État qui a poussé l’ex président Roch Marc Christian Kaboré à la démission. Le nouvel homme fort se nomme Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, il est âgé de 41 ans.
Tioumbè Adeline Tolofoudié
