Dans un communiqué mis à notre disposition, la CNAS-Faso Hèrè a rejeté le chronogramme de 5 ans proposé par les autorités maliennes à la CEDEAO. Le parti de l’ancien Premier ministre Soumana Sacko a invité les autorités à respecter la charte de la transition.
La CNAS n’est ni concernée ni en engagé par les conclusions des assises nationales de la refondation. C’est en tout cas ce qu’a précisé son communiqué. « N’ayant participé ni aux ‘’Concertations Nationales’’ de septembre 2020, ni aux soit disant ‘’Assises Nationales de la Refondation’’, la CNAS-Faso Hèrè ne se considère ni concernée, ni engagée par les ‘’conclusions et recommandations’’ que le régime actuel tenté par le mirage de la Pensée Unique et du Parti Unique prétend rendre exécutoires pour l’ensemble du Peuple malien », indique ce parti qui ajoute que la Refondation démocratique prônée par elle « vise à corriger les dérapages et insuffisances de notre jeune expérience de démocratie multipartite mais dans le cadre intact de la Constitution du 12 janvier 1992 ».
Le parti de Soumana Sacko s’attaque clashe les ANR. «A contrario, les soit disant ‘’Assises Nationales de la Refondation’’ s’avèrent être des ‘’Assises Nationales de la Restauration anti 26 mars 1991’’, placées qu’elles étaient sous l’égide moral de forces rétrogrades nostalgiques de l’ordre sociopolitique colonial et de la dictature CMLN/UDPM de triste mémoire. C’est le lieu de rappeler que, en donnant la victoire aux patriotes regroupés au sein de l’US-RDA (Union Soudanaise- Rassemblement Démocratique Africain) sous le leadership du Président Modibo Keïta à l’issue des élections législatives de mars 1957, notre Peuple a désavoué les soi-disant ‘’légitimités traditionnelles’’ qui s’étaient opposées à la lutte pour l’Indépendance », précise le communiqué. Selon ce parti, les ANR « ne sauraient leur servir ni de paravent légal ni de base légitime pour cette sinistre besogne ».
Pour cette formation politique, la transition doit prendre fin en février 2022. « Pour sa part, la CNAS-Faso Hèrè s’oppose catégoriquement à toute idée de prorogation de l’actuelle Transition au-delà du 27 février 2022 conformément à la durée de 18 mois inscrite dans la Charte adoptée en septembre 2020 sous l’égide de la junte militaire », indique le communiqué qui nous est soumis. Selon ce parti, la prolongation de la transition est une tentative de confiscation du pouvoir. «Le Bureau Politique National de la CNAS-Faso Hèrè engage l’ensemble des Forces patriotiques, républicaines, progressistes et démocratiques à redoubler de vigilance et de détermination pour faire échec aux velléités de confiscation du pouvoir au profit de groupes nostalgiques de l’ordre sociopolitique colonial et de la dictature CMLN/UDPM », conclut le communiqué.
B.G
