Dans le cercle de Kéniéba, une simple fuite de carburant a été transformée en cauchemar. Les flammes semant la panique ont aussitôt débouché sur un lourd bilan humain et d’importants dégâts matériels.
Dans ce cercle situé dans la région de Kayes, les habitants ont assisté, jeudi 23 juillet 2026, aux environs de 18 heures, au drame entrainé par l’explosion d’un camion-citerne. L’engin transportant de l’essence en provenance de Tabakoto et en direction de Kéniéba a été immobilisé à environ trois kilomètres du village de Sansanto ce, après qu’une fuite est apparue sur l’un de ses compartiments. Malgré les tentatives du chauffeur pour stopper l’écoulement, le carburant a continué de se propager sur la chaussée. Attirés par cette fuite, de nombreux riverains et usagers se sont rassemblés avec des bidons pour récupérer l’essence. Quelques secondes, la situation a tourné au drame. Une violente explosion, suivie d’un gigantesque incendie, a embrasé le camion et englouti les personnes présentes à proximité. Les victimes ont été prises au piège par les flammes dans une scène de panique et de désolation. Selon les informations, le bilan provisoire, annoncé le samedi 25 juillet 2026, fait état de 12 morts, dont deux femmes, dix hommes, parmi lesquels un enfant de 12 ans, ainsi que 57 blessés, dont plusieurs souffraient de graves brûlures. Quant aux dégâts matériels, ils restent également importants. Le camion-citerne a été entièrement calciné, tout comme 26 motos, trois tricycles et plusieurs autres biens consumés par l’intensité de l’incendie. Aussitôt alertés, les éléments du commissariat de Police sont intervenus en établissant un large périmètre de sécurité pour faciliter les opérations de secours. Les éléments de la Protection civile et ceux de la Gendarmerie, appuyés par les autorités administratives, les agents de santé, les jeunes volontaires et les populations riveraines ont, à cet effet, travaillé conjointement pour maîtriser les flammes. Ce qui a permis d’évacuer les blessés vers le Centre de Santé de Référence (CSREF) de Kéniéba et le Centre de Santé communautaire (CSOM)de Tabakoto.
Mamadou Diarra
