Après la pénurie de carburant de ces derniers temps due aux actions terroristes, la crise actuelle au Moyen-Orient menace également d’impacter le prix de certains produits importés au Mali. Pour anticiper ce risque, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré les acteurs de la chaîne d’approvisionnement du pays. Un cadre qui a permis aux deux parties d’accorder leurs violons pour empêcher d’éventuelles flambées des prix sur le marché.
La satisfaction des besoins fondamentaux de la population est une exigence du président de la transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Une volonté politique qui passe forcément par l’approvisionnement correct et régulier des populations en produits de première nécessité. Pour veiller à cette exigence, surtout dans un contexte de crise des hydrocarbures qui impacte les prix sur le marché, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré les groupements des opérateurs économiques et les détaillants de la chaîne de distribution des produits de première nécessité.
Étaient présents à cette rencontre les représentants de la Chambre de commerce et d’Industrie du Mali, du groupement des commerçants, de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence et près de 80 autres établissements de commerce.
Il s’agissait pour l’ensemble de ces acteurs d’adopter conjointement avec le gouvernement des mesures nécessaires pour anticiper les conséquences du conflit au Moyen-Orient, qui menacent déjà le prix de nombreuses marchandises importées au Mali.
Cette rencontre intervient après celle que le ministre a eue avec les opérateurs pétroliers et les grossistes autour de la même question du maintien des prix des produits malgré la situation économique et géopolitique difficile. Une équation qui va nécessiter encore des moyens et de grands sacrifices.
« Le ministre nous a informés que l’État va engager beaucoup d’efforts pour qu’il n’y ait pas d’augmentation sur le prix des produits de première nécessité », a indiqué Ibrahim Maïga, 1er vice-président de la Chambre régionale de commerce et d’Industrie du district de Bamako.
À la suite des importateurs grossistes qui ont promis de garder les prix intacts, les distributeurs, à leur tour, ont rassuré qu’ils joueront pleinement leur partition pour rendre les produits non seulement accessibles, mais aussi à moindre coût. « Il y a eu une première réunion entre les gros importateurs et le ministre de l’Industrie et du Commerce qui ont donné des garanties que les prix des denrées de première nécessité ne seront pas augmentés… Nous, distributeurs et revendeurs, n’avons pas le droit d’augmenter 1 FCFA », a indiqué Cheick Oumar Sacko, président du SYNACODEM.
Parallèlement à l’évaluation des conséquences de la crise au Moyen-Orient sur le prix des produits de première nécessité, le gouvernement et ses invités ont également fait le point sur la situation des stocks et de la disponibilité des produits de première nécessité partout au Mali.
Issa Djiguiba
