Les tensions au Moyen-Orient ont franchi samedi soir un nouveau seuil après des frappes militaires attribuées aux États-Unis et à Israël contre des cibles situées en Iran. Ali Khamenei, le guide suprême iranien tué à la suite de ces actions coordonnées avec l’Israël, a aussitôt été remplacé par L’ayatollah Alireza Arafi pour exercer temporairement les fonctions de chef suprême.
Annoncé pour mort plusieurs fois depuis son accession au pouvoir après la chute de Reza Chah d’Iran en 1989, le guide suprême iranien L’ayatollah Ali Khamenei a bien été tué, le samedi 28 février 2026, à la suite d’actions militaires coordonnées d’Israël et des États unis. Après un moment de suspens, l’information a été finalement confirmée sur la Radio-télévision de la République islamique d’Iran (IRIB).
En plus du guide suprême, plusieurs hauts cadres comme le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh, le chef d’état-major général, Abdolrahim Mousavi, le chef du CGRI, le général de division Mohammad Pakpour, le chef des services de renseignement de la Force de police iranienne (FARAJA), le général de corps d’armée Sardar Rezayian et le conseiller principal de l’ayatollah Khamenei, Ali Shamkhani sont également tous tombés.
Un coup dur pour le Corps des gardiens de la révolution islamique, mais qui n’est, cependant, pas prêt à plier.
Pour assurer les fonctions de chef suprême, le Majlis-e-Khobregan (Assemblée des experts) qui a pris la direction de la République islamique, conformément aux orientations de l’Ayatollah Khamenei, a nommé temporairement L’ayatollah Alireza Arafi.
Ahmad Vahidi, un vétéran du régime révolutionnaire a également pris la tête des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC).
Ces nominations stratégiques s’inscrivent dans la continuité de la politique de résistance du pays malgré l’ampleur de la crise actuelle.
« L’Iran ne peut pas pénétrer le territoire américain, donc nous n’avons d’autre choix que d’attaquer toute base sous juridiction américaine », a déclaré dans une interview avec CNN, le représentant iranien du ministère des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh.
D’ailleurs, l’Iran a contacté des représentants des pays du Golfe persique et les a exhortés à fermer les bases américaines. Sinon, Téhéran « n’aura d’autre choix que de riposter » a indiqué Saeed Khatibzadeh.
Il faut noter que depuis la frappe israélienne, Téhéran a ciblé simultanément plusieurs positions américaines au Golfe notamment, la base navale américaine à Bahreïn, à Dubaï, la base aérienne d’Al Dafra aux Émirats arabes unis, la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, la base aérienne d’Ali Al Salem au Koweït, la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie et la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite.
En Israël, une base navale à Haïfa, des navires militaires à Haïfa, la base aérienne de Ramat David, le district militaire de Hakirya à Tel-Aviv, le complexe militaro-industriel de Beit Shemesh et le complexe militaro-industriel d’Ashdod ont été également frappés par l’Iran.
L’ayatollah iranien Nasser Makarem-Shirazi a déclaré le jihad (guerre sainte) contre les États-Unis et Israël. Le guide religieux chiite a appelé le peuple iranien et l’ensemble de la communauté musulmane à venger le sang du Guide martyr de la Révolution.
Des manifestations spontanées ont éclaté pour protester contre l’assassinat du Guide de la révolution islamique notamment à la Place de la Révolution à Téhéran, à Bagdad, au Cachemire, au Consulat américain à Karachi, Irak.
Issa Djiguiba
