Afin de mieux sensibiliser sur la protection du fleuve Niger, le cadre de concertation des directeurs de publications (CCDP) a organisé un atelier d’information et de formation à l’intention des acteurs de la presse au centre Awa Keita le jeudi 18 mars 2021. C’était dans le cadre de la 2e de la journée d’information des hommes de medias sur le fleuve Niger.
Prenant la parole, Aboubacar Bani Zon, coordinateur du Cadre de Concertation des Directeurs de publication CCDP a évoqué la particularité du thème de cette deuxième édition, notamment sur l’exploitation par drague. Selon lui, ce système d’exploitation détériore beaucoup le fleuve Niger. « Le choix de ce thème est parti d’un constat dans la mesure où aujourd’hui tout le monde sait que le système des dragues qui consiste à chercher l’or au fond du fleuve Niger constitue des véritables entraves non seulement à l’amélioration de la qualité de l’eau, à l’écosystème, à la biodiversité du fleuve » a-t-il laissé entendre. Parmi les conséquences, le coordinateur du CCDP a rappelé que « force est de constater tout récemment beaucoup de poissons sont morts et pratiquement chaque année c’est les mêmes choses. On ne sait pas d’où viennent ces phénomènes. On dit que surement se sont des produits qui sont versés dans le fleuve qui peuvent conduire à ces destructions ».
Concernant l’apport des médias, ils constituent, selon lui, les moyens idoines pour informer la population sur les dangers liés à l’usage des produits dans le fleuve du Niger. « Les médias, nos outilles de communication qui sont entre autres : la presse écrite, les radios, les télés doivent sensibiliser la population par rapport au danger et aux conséquences de cette pratique », laisse-t-il entendre.
Pour clore son discours, le Coordinateur du CCDP invite les médias à sensibiliser la population sur les bonnes pratiques pour sauver le fleuve Niger.
A sa suite, Amadou Salla Touré, participant à l’atelier a souligné que la formation a offert « une expérience de sensibilisation et également de compréhension ». Selon lui, en tant que journaliste, il faut, en premier lieu, connaître et comprendre les contours d’un sujet bien déterminé afin de pouvoir, à son tour, « mobiliser et sensibiliser la population » sur les méfaits des produits déversés dans le fleuve à la recherche de l’or.
Issa Djiguiba
