Processus de la transition, mandat de la Minusma : Le ministre Diop briefe les diplomates

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu, ce lundi 27 juin 2022, l’ensemble du corps diplomatique et consulaire pour une session de briefing autour de la situation politico-sécuritaire au Mali. Les échanges ont porté, selon le bureau de communication du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sur l’évolution du processus de la transition ainsi que le renouvellement du mandat de la Minusma.

Les lignes ont bougé en ce qui concerne les réformes politiques et institutionnelles au Mali. Le ministre Abdoulaye Diop a expliqué, selon sa cellule de communication, les grandes étapes franchies et les perspectives dont le couronnement sera le retour à l’ordre constitutionnel dans un délai de 24 mois. « A cet égard, il a évoqué les efforts et les initiatives engagés par le Gouvernement du Mali, dans un esprit de dialogue et de recherche d’un compromis honorable, notamment la mise en place d’un mécanisme de dialogue pour rapprocher les positions entre le Mali et la Cedeao,  la facilitation sollicitée auprès du Président togolais pour la recherche d’un accord politique auprès de ses pairs en soutien aux efforts du Médiateur Goodluck Jonathan,  la promulgation de la loi électorale, la prise d’importants décrets relatifs à la durée de la transition et la mise en place du comité chargé de la rédaction d’une nouvelle constitution », a-t-on lu sur la page du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Selon le Bureau de l’information et de la presse du Maeci, le patron de la diplomatie malienne a indiqué que le Mali reste favorable au maintien de la Minusma au Mali. Mais, il a tenu à préciser qu’il y a une impérieuse nécessité de prendre en compte les réserves émises par le  Mali, notamment  son opposition à l’appui aérien par la France pour la sécurisation de la Minusma et la tendance visant à politiser la question des droits de l’Homme au Mali. « Il a précisé qu’il n’existe, aujourd’hui, aucun cadre politique encore moins juridique qui permet à la France de mener des opérations militaires sur le territoire malien », précise-t-on dans le communiqué.  Aussi, a-t-il  dénoncé les intentions malicieuses visant à se focaliser de façon démesurée sur la question du respect des droits de l’Homme, alors que la mission principale de la Minusma est et demeure l’appui aux autorités maliennes pour  la stabilisation et le plein exercice de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire malien. « Il n’a pas manqué de rappeler que l’armée malienne est multiethnique, républicaine et professionnelle,  avec une conscience claire de sa mission de protection des citoyens dans le cadre du respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire », indique la cellule de communication du ministère des Affaires étrangères.

Pour sa part, apprend-on, le doyen du corps diplomatique, l’Ambassadeur de la Palestine au Mali, a d’abord présenté les condoléances au peuple et au Gouvernement maliens suite à la tragédie de Bankass, avant de saluer la tenue de cette rencontre qui leur offre des informations officielles sur des sujets d’intérêt commun.

B. Guindo

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