Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, le Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué a présidé, le lundi dernier dans ses locaux, la cérémonie de remise du rapport annuel d’activités 2025 des services centraux de son département.
« Cette cérémonie, qui se veut modeste dans sa forme, est pourtant fondamentalement expressive d’une nouvelle gouvernance qui s’est installée dans le secteur judiciaire. Elle met l’accent sur le respect des principes et des exigences qui doivent accompagner l’accomplissement des missions assignées aux différents services pour la disponibilité et la fourniture du service public de la justice », a déclaré Mamoudou Kassogué, rappelant que les trois précédents rapports annuels consolidés ont définitivement renforcé la conviction par rapport à l’utilité et aux avantages incontestables qui peuvent être tirés de leur exploitation, à différents niveaux, par des acteurs opérationnels, institutionnels et politiques ainsi que par les acteurs de la société civile. Comme annoncé par lui, pour les services judiciaires et les juridictions, ces rapports annuels d’activités sont « des outils pour faire une auto-évaluation dans l’objectif d’améliorer les performances à la lumière d’une analyse des résultats obtenus, des difficultés rencontrées, des défis et enjeux ainsi que des perspectives ».
Aussi, le Garde des Sceaux dira que ces rapports constituent, en outre, une boussole, à la fois pour les services concernés et pour les décideurs, permettant de définir de nouvelles orientations à travers des projets, des programmes ou des politiques publiques nécessaires à un meilleur accompagnement des missions assignées aux différents services. À cet effet, les résultats qui apparaissent dans les différents rapports produits par les services sont le reflet d’un travail acharné. Le ministre a tenu à préciser ceci, « ils ont abattu à coups de mesures innovantes et adaptées, de coordination réussie, de sacrifices et d’engagement indéfectible, mais aussi de responsabilité et d’humanisme dans les relations au quotidien ».
Aussi présent, le Dr Boubacar Sidiki Diarrah a affirmé qu’un tel exercice de recevabilité, de transparence et de responsabilité perpétue le principe constitutionnel, proclamant que la justice rendue au nom du peuple n’avait, de mémoire d’acteurs de justice, jamais existé au sein du corps judiciaire.
Et le secrétaire général du ministère de la Justice de saisir l’occasion pour mettre l’accent sur l’importance de la cérémonie de remise. Une activité donnant désormais la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et de juridiction. Elle constitue incontestablement un devoir de rendre compte et institue la culture du résultat tout en réfutant la médiocrité, l’immobilisme, l’anachronisme, l’anarchie et les abus, a-t-il fait savoir. Pour le responsable, la production des rapports annuels d’activités a pour finalité de mettre fin au management irresponsable et à l’administration fantôme, dénués de traçabilité certaine et de lisibilité cohérente des actions.
Mamadou Diarra
