La nouvelle représentante spéciale de l’Union Européenne au Sahel : « Le Président GOITA a une vision très claire de la situation sécuritaire du Mali… »
La nouvelle représentante spéciale de l’Union Européenne au Sahel, Son Excellence madame Emmanuela DEL RE a salué la « vision très claire de la situation sécuritaire du Mali » du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. C’était au sortir d’une rencontre à Koulouba, le vendredi 1er octobre 2021 en fin de soirée.
Selon la présidence de la République, la porteuse d’un message du Haut représentant et Vice-président de l’Union Européenne, S.E.M. Joseph BORREL FONTELLES, aux autorités de la Transition, S.E. Madame Emmanuela DEl RE a indiqué à sa sortie d’audience avoir échangé avec le Président GOITA sur le futur du Mali. Concernant la sécurité, elle a salué la « vision claire du président de la Transition ». « Le Président GOITA a une vision très claire de la situation sécuritaire du Mali, et nous allons très certainement prendre en considération beaucoup de choses qu’il a évoqué », a conclu, selon la présidence de la République, la nouvelle représentante spéciale de l’Union Européenne, S.E. Madame Emmanuela Del RE, qui vient d’entamer sa toute première visite au Sahel en commençant par le Mali.
Tessalit : Un casque bleu tué suite à l’explosion d’une mine
« Un Casque bleu de la MINUSMA est décédé aujourd’hui après que son convoi a heurté un engin explosif improvisé à Tessalit, dans la région de Kidal, en début d’après-midi, quatre autres ayant été grièvement blessés », a indiqué un communiqué, cet après-midi, Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la MINUSMA, M. El-Ghassim WANE.
Pour la Minusma, « cet incident est un triste rappel du danger permanent qui pèse contre nos Casques bleus et des sacrifices consentis pour la paix au Mali ». Le chef de la Minusma a rendu, dans son communiqué, « un hommage au soldat décédé dans l’accomplissement de sa mission ». Aussi, a-t-il souhaité « un prompt et complet rétablissement aux blessés, lesquels ont été évacués et reçoivent les soins requis. Il présente ses condoléances les plus attristées au Gouvernement du défunt ainsi qu’à sa famille et ses frères d’armes », a-t-il indiqué.
A en croire le premier responsable de cette organisation onusienne, « l’attaque lâche intervenue aujourd’hui ne fait que renforcer la détermination de la MINUSMA à soutenir le Mali et son peuple dans leur quête de paix et de stabilité ».
04 accords de financement de projets d’un montant total de 133 milliards de FCFA signés
C’était ce vendredi 1er octobre 2021 au cours d’une cérémonie présidée par le Ministre de l’Économie et des Finances, en compagnie du Ministre des Transports et des Infrastructures et de la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale au Mali.
Ces projets concernent 04 secteurs importants de la coopération entre le Mali et la Banque mondiale à savoir : les infrastructures de transport, l’Énergie, la Santé et le Développement.
En ce qui concerne le département en charge des Transports et des Infrastructures, la Banque Mondiale a accordé le financement additionnel du Projet d’Amélioration de l’Accessibilité Rurale (PAAR) d’un montant de 30 millions USD, soit environ 17 milliards de FCFA.
Ce financement additionnel contribuera à soutenir le désenclavement des zones rurales isolées et mal desservies des régions de Sikasso et de Koulikoro (Dioïla, Koutiala, Sikasso, Kadiolo, Yorosso, Bougouni, Kolondièba, Yanfolila, Kati et Kangaba), renforçant ainsi l’inclusion économique et sociale des communautés bénéficiaires. Il permettra également d’élargir leur accès aux marchés et aux infrastructures socio-économiques dans des zones particulièrement fragiles.
A son achèvement en juin 2023, le projet ambitionne de réaliser au total de 1 700 km de pistes aménagées et résilientes aux changements climatiques pour désenclaver 650 000 personnes en leur facilitant l’accès aux écoles et aux centres de santé.
Le projet contribuera à réaliser 263 infrastructures socio-économiques longeant les pistes, notamment des périmètres maraîchers pour les associations de femmes, des salles de classes, des centres de santé communautaires, des forages et des magasins de stockages.
Mali : Guterres s’inquiète « des retards dans les préparatifs de la tenue des élections »
Antonio Guterres, secrétaire de l’ONU, s’est prononcé, dans un rapport, sur la situation politique au Mali. Il a d’abord déploré le retard dans les préparatifs des élections générales. « Je note avec une vive inquiétude les retards dans les préparatifs de la tenue des élections générales et l’achèvement de la transition politique d’ici mars 2022 » a indiqué le secrétaire général de l’ONU, selon l’AFP. A l’en croire, les « progrès ont été limités et la situation reste fragile, avec un besoin d’efforts plus déterminés pour relever les défis actuels ». Pour Antonio Guterres, « une action retardée alimentera l’instabilité politique et sociale et permettra aux groupes extrémistes de continuer à étendre leur contrôle sur des pans entiers du territoire malien ». Les Maliens doivent mettre au-devant le dialogue pour la réussite de la transition. « J’exhorte le gouvernement du Mali et les autres parties prenantes nationales à parvenir à un compromis, par le dialogue, sur les réformes et les mesures nécessaires pour conclure la transition de manière opportune et constructive », a précisé Antonio Guterres.
Parlant de la lutte contre l’insécurité, Antonio Guterres dit encourager « le gouvernement du Mali à déployer les forces de défense et de sécurité nécessaires, et à allouer les ressources financières nécessaires pour assurer le retour des autorités civiles et la fourniture de services socio-économiques de base dans tout le pays, en particulier dans le Nord et le Centre ». Ensuite, il a indiqué « prendre note de la décision du gouvernement français de restructurer la présence de la force Barkhane au Sahel et de fermer trois bases dans le nord (du Mali) d’ici janvier 2022 » avant d’ajouter «je prends note aussi du retrait partiel de la zone Liptako-Gourma de troupes tchadiennes de la force conjointe G5 Sahel ».
Selon l’AFP, saluant l’engagement de Paris et N’Djamena, il précise « appeler toutes les parties prenantes à continuer à se coordonner étroitement sur ces restructurations et processus de retrait afin d’éviter un vide sécuritaire qui pourrait être exploité par des groupes armés et des terroristes ».
