Face à une circulation toujours marquée par les accidents et leurs conséquences humaines, l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER) entend renforcer son action préventive. Réunie ce samedi 22 août 2026 à Bamako pour sa 31e session ordinaire, l’agence a fait le point sur l’exécution de son programme, l’application des recommandations antérieures et les priorités du second semestre.
La sécurité routière s’installe comme une priorité des plus hautes autorités de la transition. C’est dans ce contexte que s’est ouverte, ce samedi matin à Bamako, la 31e session ordinaire du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la Sécurité routière (ANASER). Les travaux ont été présidés par Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des transports et des infrastructures, non moins, Présidente du Conseil d’administration de l’ANASER, en présence des administrateurs et du Directeur général de l’Agence.
Cette session à mi-parcours constitue un rendez-vous important pour mesurer le chemin parcouru depuis le début de l’année et ajuster les actions pour les mois à venir. Il s’agit notamment d’examiner le niveau d’exécution des activités programmées, d’évaluer la mise en œuvre des résolutions et recommandations de la précédente session et de dégager les perspectives pour le second semestre 2026.
À l’ouverture des travaux, Mme Dembélé Madina Sissoko a rappelé que la sécurité routière demeure une priorité nationale, en insistant sur la nécessité de mieux protéger les usagers et les infrastructures routières. Elle a également souligné l’attention accordée à cette question par les pouvoirs publics, dans le cadre de la vision du Président de la Transitionle Général d’armée Assimi Goïta, et sous le leadership du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga.
Pour l’ANASER, la prévention passe d’abord par le changement des comportements. L’agence mène ainsi, en collaboration avec les services de la Police routière et la Gendarmerie nationale, des campagnes de sensibilisation destinées à promouvoir le respect du Code de la route et une conduite plus responsable. Ces actions s’inscrivent dans une approche plus large associant sensibilisation, surveillance et amélioration de l’environnement routier.
Les chiffres disponibles montrent l’ampleur du défi. Selon les statistiques validées pour l’année 2025 à partir des données de la Police et de la Gendarmerie, 7 691 accidents de la circulation ont été enregistrés au Mali, faisant 9 511 victimes, dont 8 863 blessés et 648 morts. Si le nombre de décès a diminué par rapport aux 682 enregistrés en 2024, le volume des accidents et celui des blessés restent quasiment au même niveau.
Dans ce contexte, l’action de l’ANASER ne se limite pas aux campagnes de sensibilisation. Au cours de 2026, l’agence a notamment renforcé les opérations visant à libérer les emprises routières occupées de manière anarchique, en collaboration avec la Police nationale, afin de sécuriser les voies et de fluidifier la circulation. La 22e édition de la Semaine nationale de la sécurité routière s’est également inscrite dans cette dynamique de prévention et de responsabilisation des usagers.
Sur le plan de l’exécution du programme 2026, le bilan présenté à cette session fait ressortir 19 activités totalement réalisées sur 54 programmées, soit 35,19 %. À celles-ci s’ajoutent 32 activités en cours d’exécution, représentant 59,26 %, tandis que 3 activités, soit 5,55 %, n’ont pas encore démarré. Un état d’avancement qui traduit, au-delà des actions déjà réalisées, la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des activités restantes durant le second semestre.
Issa Djiguiba
