Le Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM) a tenu, le 5 juin à Koulouba, la première session de son Comité technique. Une étape clé qui marque la mise en œuvre de cette nouvelle entité rattachée à la présidence de la République pour le renforcement, la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques minières au Mali.
Créé dans un contexte de refondation du secteur extractif, la modernisation de la gouvernance minière est désormais une réalité au Mali. Le Commissariat chargé des Activités Minières (CCAM), instance désormais centrale dans l’opérationnalisation des réformes du secteur a tenu, le vendredi 5 juin à Koulouba, la première session de son Comité technique.
Présidée par le Ministre-Commissaire chargé des Activités Minières, M. Hilaire Bébian DIARRA, cette session consacre la mise en œuvre effective d’un dispositif stratégique prévu par le Code minier de 2023. Celui-ci vise à renforcer la souveraineté de l’État sur les ressources minérales, tout en améliorant la gouvernance et la performance du secteur extractif.
Instance transversale, le Comité technique regroupe les secrétaires généraux des départements ministériels concernés par les questions minières. Sa mission est d’examiner les dossiers techniques et stratégiques, de consolider la concertation interinstitutionnelle et de formuler des recommandations à l’intention du Conseil stratégique présidé par le Chef de l’État.
Dans son intervention, le Commissaire Hilaire Bébian DIARRA a rappelé les principaux défis auxquels fait face l’industrie minière nationale. Il s’agit notamment de l’amélioration de la gouvernance, du respect des engagements des opérateurs, de la promotion du contenu local, de la protection de l’environnement et de l’optimisation des retombées économiques au profit des populations.
Le nouveau Code minier introduit à cet effet une réforme majeure de la participation nationale dans les projets miniers. L’État bénéficie désormais d’une participation initiale de 10 %, complétée par une option d’acquisition de 20 % supplémentaires dans les deux premières années de production commerciale. À cela s’ajoute une part additionnelle de 5 % réservée au secteur privé national, portant ainsi les intérêts publics et privés nationaux à 35 %, contre 20 % dans l’ancien dispositif.
Au-delà de ces ajustements structurels, le CCAM est conçu comme un véritable outil d’aide à la décision stratégique. Il a pour vocation d’assurer la cohérence de l’action publique dans le secteur minier, d’anticiper les évolutions du marché et de proposer les réformes nécessaires à son développement.
« La qualité des décisions dépend de la qualité des analyses qui les fondent », a souligné M. Hilaire Bébian DIARRA, invitant les membres du Comité technique à inscrire leurs travaux dans une logique permanente de réflexion, de coordination et d’anticipation.
Grâce à son apport très important, les autorités ambitionnent de faire du secteur minier un levier de souveraineté économique, de création d’emplois et de développement durable, en cohérence avec la Vision Mali 2063 et la Stratégie nationale d’émergence et de développement durable.
Issa Djiguiba
