Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 s’est tenu à l’École supérieure de Journalisme et à l’École Cheick Modibo Diarra. La cérémonie a enregistré la présence de Mamou DAFFÉ, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Pr Boureima KANSAYE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Alhamdou Ag ILYENE, ministre de l’Économie numérique, de la Communication et de la Modernisation de l’Administration.
Le thème retenu, « La culture et l’éducation, deux leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée », a guidé l’ensemble des activités. Ce choix traduit une orientation stratégique inscrite dans l’Année de l’éducation et de la Culture décrétée par le Président de la Transition, Assimi GOÏTA. En mettant en avant ces deux piliers, les autorités veulent renforcer la cohésion sociale et préparer une génération consciente de ses responsabilités et de son rôle dans l’avenir du continent.
Le Directeur général de l’École supérieure de Journalisme a rappelé que l’Université de Tombouctou demeure une référence intellectuelle et historique pour l’Afrique. Selon lui, associer les établissements modernes à cette tradition académique revient à bâtir un pont entre héritage et avenir. Ce rapprochement souligne que l’Afrique doit puiser dans ses racines pour construire son futur, en donnant à la jeunesse les outils nécessaires pour affronter les défis contemporains avec dignité et confiance.
La Directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam Maïga, a insisté sur la transversalité de la culture au service de l’éducation. Elle a affirmé que « la culture est le socle d’un peuple, et l’éducation en est la croix de la transmission ». En remettant des kits composés de recueils littéraires et poétiques aux écoles participantes, elle a voulu traduire une solidarité gouvernementale concrète, renforçant la connaissance du continent et valorisant la créativité des jeunes générations.
Les activités pédagogiques ont pris une dimension pratique : dissertations et commentaires de texte pour le Concours littéraire, questionnaires et poèmes via l’application TIYABOU pour le Parcours pédagogique. Ces exercices ne sont pas de simples épreuves scolaires, mais des moyens de stimuler la réflexion critique et l’expression artistique. Les meilleures productions seront primées et compilées dans des recueils, destinés à enrichir les bibliothèques et à servir de référence pour les générations futures.
L’événement s’inscrit dans une dynamique plus large : celle de l’Année de l’éducation et de la Culture. En décrétant 2026 comme une année dédiée à ces deux piliers, le Président Assimi GOÏTA a voulu rappeler que la culture est le sang qui coule dans les veines du peuple africain, et que l’éducation en est la respiration. Cette orientation politique vise à donner un souffle nouveau aux institutions éducatives et culturelles, en les plaçant au centre du projet national.
La jeunesse a été mise en avant comme moteur de cohésion sociale. Les élèves et étudiants, en produisant dissertations, poèmes et réflexions, ont montré que la créativité peut devenir un outil de dialogue et de paix. Leurs œuvres, une fois compilées, ne seront pas seulement des textes, mais des témoignages vivants d’une génération qui veut prendre ses responsabilités et affronter ses défis avec confiance et détermination.
Le ministre Mamou DAFFÉ a salué l’engagement des jeunes, affirmant que leurs créations représentent une source d’espoir et de dignité pour l’Afrique. Selon lui, l’avenir du continent dépend de cette capacité à unir culture et éducation, à transformer la créativité en force collective. L’événement devient ainsi un symbole : celui d’une Afrique debout, consciente de son héritage et résolument tournée vers l’avenir.
Le lancement officiel des activités de la Journée de l’Afrique 2026 ne se limite pas à une commémoration. Il s’impose comme un acte fondateur, où institutions, écoles et jeunesse se rencontrent pour bâtir un projet commun. En liant culture et éducation, les autorités maliennes ont voulu montrer que l’Afrique peut se réinventer à travers ses propres valeurs. Cette célébration devient un manifeste pour une Afrique digne, intégrée et prête à conquérir sa place dans le concert des nations.
Cette initiative traduit une volonté politique et sociale de placer la jeunesse au centre des priorités. Les activités lancées ne sont pas seulement des concours ou des exercices pédagogiques, mais des instruments de construction citoyenne. Elles rappellent que l’Afrique, riche de son patrimoine et de sa diversité, peut s’appuyer sur ses jeunes pour bâtir une société plus juste, plus solidaire et tournée vers l’avenir.
Ibrahim Kalifa Djitteye
