Après plusieurs décennies d’engagement et de travail professionnel, Mme Diaby Makoro Camara, Directrice du Journal « Kabako », de la Radio Oxygène et de Mousso TV s’est éteinte, le lundi 6 avril dernier. Son enterrement a eu lieu le mardi 07 avril 2026 à Fadjiguila, en Commune I du District de Bamako. Pour l’occasion, les faitières de la presse malienne n’ont pas tardé à lui rendre un vibrant hommage pour le service rendu à la patrie mère, le Mali démocratique.
Mme Diaby Makoro Camara, Directrice et promotrice de plusieurs médias, s’en est ainsi allée pour toujours après plusieurs années de travail patriotique. Parmi les figures du secteur, la dame ayant désormais laissé sa trace et son parcours inspirant repose désormais au cimetière de Fadjiguila, en commune I du District de Bamako. Pour sa part, l’Association des Éditeurs de Presse Privée (ASSEP) annonce avoir appris avec une profonde tristesse le décès de cette dame. « En cette douloureuse circonstance, notre association tient à rendre un hommage mérité à une grande professionnelle, une femme de conviction qui incarnait avec force et passion les valeurs du journalisme. Makoro était une professionnelle dans l’âme. Elle a pris part, avec détermination et courage, à plusieurs combats en faveur d’une presse libre, indépendante et responsable », a rappelé la corporation associative dirigée par M. Boubacar Yalkoué, estimant que son départ constitue une perte immense pour la presse malienne. À travers ses actions, son leadership et sa voix, la défunte a, selon l’ASSEP, contribué à renforcer le paysage médiatique national. Et l’Association des Éditeurs de Presse Privée de présenter, via ce communiqué publié le 6 avril, ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la corporation de la presse.
Sous la houlette de M. Bandiougou Danté, la Maison de la Presse dira que cette femme battante demeure promotrice de Mousso TV, de la Radio Oxygène. Elle est Directrice de publication de l’emblématique journal Kabako, fondatrice du journal Wassa et promotrice de l’imprimerie « HIPPO Imprimerie ». Ancienne Trésorière générale de la Maison de la Presse, elle a été Présidente de l’APAC-Mali (Association des Professionnelles Africaines de la Communication), Secrétaire à la communication de l’APAC Afrique, Secrétaire à l’information de l’Association des Femmes Africaines et Américaines dans les Médias. La disparition de cette icône de la Presse malienne est une immense perte pour le monde des médias. En cette douloureuse circonstance, le comité de pilotage de la Maison de la Presse a tenu à présenter ses condoléances les plus attristées à la famille de la défunte, priant pour le repos éternel de son âme.
Cet évènement douloureux n’est pas passé inaperçu aux yeux de certains hommes politiques. « Le destin de Makoro Camara se confond avec l’histoire même de la liberté de presse dans notre pays. Elle fut une de ces pionnières qui, au lendemain des évènements de mars 1991, ont compris que la démocratie ne saurait s’épanouir sans une presse libre, plurielle et courageuse », a rapporté l’ancien premier ministre sous la transition. Et Dr. Choguel Kokalla Maïga, présentement détenu à la Maison d’arrêt de Koulikoro, de souligner, « en fondant le journal Kabako, elle n’a pas seulement créé un organe de presse, elle a ouvert une fenêtre sur les réalités sociales du Mali profond, donnant une voix aux faits divers qui sont, en vérité, les battements de cœur de notre nation ».
Mamadou Diarra
