Annoncé lors de son assemblée générale consultative, le jeudi 28 mars 2024 à la bourse du travail, le Syndicat National des Banques, Assurances, Établissements Financiers, Microfinance et Commerce du Mali (SYNABEF) a finalement déposé son préavis de grève sur la table du ministre du travail et de la fonction publique. 72 heures reconductible à 96 heures à partir du 17 avril 2024.
Le Syndicat National des Banques, Assurances, Établissements Financiers, Microfinance, entreprises pétrolières et Commerce du Mali (SYNABEF) a déposé un préavis de grève de 72 heures reconductible à 96 heures à partir du 17 avril 2024 sur la table du gouvernement.
Motivée par une menace de licenciement de 158 travailleurs de Ubipharm après plusieurs cas de violations graves de droits des travailleurs et des libertés syndicales respectivement à Bereben, dépôt de Sanke, Total Energies, Ola, Petro Ndiaye, Corridor, Star Oïl, à la BDM Sa, le Synabef pourtant membre signataire du pacte de stabilité sociale et de croissance économique refuse que certains employeurs profitent de cet accord pour marcher sur le droit des travailleurs. « Il y a trop d’abus, trop d’injustices, trop d’entraves à la liberté syndicale » avait indiqué lors de cette assemblée générale consultative, le secrétaire général du Synabef, le camarade Hamadoun Bah. Ayant tenté toutes les voies de recours à l’amiable, le Synabef se dit obliger de passer à l’action.
Ainsi, les revendications se présentent en trois points, à savoir, le respect de la liberté syndicale et le retour sans conditions et sans délai de tous les travailleurs licenciés ou renvoyés illégalement dont le retour des camarades licenciés à : BEREBEN depuis 2022, TOTAL Energy, OLA Energy, PETRO NDIAYE, CORRIDOR, STAR OIL, dépôt SANKE, dépôt Shell TABAKOTO, PMU Mali et rappel de leur salaire; Le retour sans délais et avec rappel des salaires des 158 travailleurs expulsés injustement pour des raisons de revendications à UBIPHARM depuis le 01 décembre 2023 et satisfaction entière de leur point de revendications légitimes; L’arrêt immédiat de l’ingérence et des entraves de la Direction Générale de la BDM SA dans les activités du comité syndical ainsi que la reconnaissance sans condition du seul Comité mis statutairement en place par le SYNABEF ; L’ouverture sans délai des négociations au tour des doléances déposées par le comité BDM SA, en premier Point.
La régularisation des cas d’injustice dont l’uniformisation du taux de 6% de ristourne pour les travailleurs revendeurs de PMU Mali (PB et BK), et le paiement des primes de caisses à tous les guichetiers de PMU Mali (permanents et intérimaires), en Point 2 et enfin le respect de tous les engagements tels que le respect du protocole d’accord du 26 Juillet 2023 sur l’application de l’ordonnance de 1969 et son décret N°148 PG-RM du 22 novembre 1971 relatifs aux modalités de gestion du fonds social et le retrait sans délai des Directions Générales dans la gestion du fonds Social en dernier Point.
Issa Djiguiba
