La mort de l’étudiant Abdoulaye BA, survenue le lundi 9 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, continue de susciter l’indignation au Sénégal. Si le gouvernement a exprimé ses condoléances et promis que toute la lumière serait faite sur les circonstances du drame, l’affaire suscite une attente forte de vérité et de justice.
Dans un communiqué officiel signé le 10 février 2026, le gouvernement sénégalais a confirmé que « des événements graves survenus ce lundi 9 février 2026 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont conduit au décès de l’étudiant Abdoulaye BA, inscrit en deuxième année de Licence en Médecine ». L’exécutif s’est incliné devant la mémoire du défunt, a adressé ses condoléances à sa famille et à la communauté universitaire, tout en appelant à la retenue et à l’apaisement. Il a affirmé son attachement à « la manifestation de la vérité et au respect de l’État de droit », promettant que les responsabilités éventuelles seraient établies conformément aux lois en vigueur.
Dans un souci affiché de transparence, un point de presse s’est tenu à la Primature en présence notamment des ministres de la Justice, de l’Intérieur, des Forces armées et de l’Enseignement supérieur. Les autorités ont réitéré leur engagement à assurer la sécurité du campus social et à prendre des mesures appropriées face à la gravité des faits.
Cependant, les circonstances précises du décès demeurent au centre des interrogations. Selon des informations rapportées par des médias sénégalais, notamment à travers des déclarations du président de l’amicale de la Faculté de médecine, l’étudiant aurait été « battu par les forces de l’ordre dans sa chambre » avant d’être évacué vers une structure de santé. Ces propos, rapportés par la presse locale, n’ont pas à ce stade fait l’objet d’une confirmation officielle indépendante, mais ils alimentent le débat public autour des conditions de l’intervention des forces de sécurité sur le campus.
Ce qui est largement partagé, le drame serait survenu à la suite d’une journée de tensions et des affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, dans un contexte de revendications liées notamment aux conditions de vie universitaire. Des heurts auraient éclaté à l’intérieur du campus social, entraînant une intervention sécuritaire et une situation qualifiée de grave par les autorités.
Issa Djiguiba
