Inéluctablement, ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, pour reprendre Friedrich Nietzsche dans Crépuscule des idoles (1888). En effet, la crise sociopolitique et sécuritaire que traverse le Mali depuis 2012, contrairement aux chants des oiseaux de mauvais augure, contribue plutôt à bâtir une nation beaucoup plus forte et résolument tournée vers l’avenir.
En marge des présentations des vœux de Nouvel An au Président de la Transition à Koulouba, le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga a présenté l’image d’un Mali nouveau conformément à la vision éclairée du chef d’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, l’homme qui, à un moment de désespoir profond où tout semblait perdu, a décidé de conduire le destin de toute une Nation.
De plus, dans un contexte caractérisé par des enjeux géopolitiques aussi importants que complexes, le Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a fait de la défense des intérêts stratégiques du Mali, la restauration de son image et sa souveraineté, des priorités absolues.
Ainsi, de vastes chantiers de refondation ont été engagés dans, presque, tous les domaines stratégiques de l’État consistant d’abord et avant tout à affranchir ce pays des tutelles néocolonialistes et injustes et ensuite poser le jalon de partenariats équilibrés et respectueux de l’intérêt et de la dignité du Mali et de son peuple.
Tout en saluant ce courage du général d’Armée Assimi Goïta, le Premier ministre a égrené certaines grandes réalisations qui ont permis l’adhésion de tout un peuple à la gouvernance exemplaire du général d’Armée Assimi Goïta.
On note : le renforcement des Forces de Défense et de Sécurité à travers la modernisation des équipements militaires, l’amélioration de la qualité de la formation et des capacités opérationnelles, le recrutement de nouveaux effectifs, la formation continue des troupes, leur réorganisation ainsi que leur réarmement moral ; Les réformes politiques et institutionnelles pour accroître la transparence dans la gestion publique, de moderniser progressivement l’administration et de mener une lutte déterminée contre les pratiques qui entravaient l’efficacité de l’État ; la lutte implacable contre la corruption et les pratiques illégales qui fragilisaient le Mali et le renforcement des structures de contrôle et d’audit ; des réformes amitieuses dans l’éducation, la santé et le secteur des mines ainsi que la création de nouvelles infrastructures autant à Bamako qu’à l’intérieur du pays ; le recrutement massif et le lancement de programmes de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché ainsi que le développement de l’entrepreneuriat jeune et féminin ; la restauration des valeurs culturelles et le rôle des légitimités traditionnelles ; la création de la Confédération AES pour unir les pays qui partagent l’histoire, la géographie et la culture dans le but de faire front commun à toute forme d’adversité, y compris le terrorisme et la criminalité transfrontalière.
Par-dessus tout, l’impressionnante réponse du gouvernement de la République du Mali contre la crise, sans précèdent, de carburant qui a, selon lui, révélé la force de la résilience nationale et la discipline citoyenne. « Ceux qui prédisaient l’effondrement du Mali ont été désarçonnés par la résistance collective et la détermination du peuple malien », a souligné, le PM, Abdoulaye Maïga.
Il faut rappeler que l’année 2025 a été particulièrement marquée par une crise des hydrocarbures d’une ampleur exceptionnelle, qui a mis à l’épreuve, la résilience de l’économie du Mali, perturbé la mobilité des personnes et des biens et fragilisé plusieurs secteurs, du transport au commerce, en passant par l’agriculture et l’industrie.
Malgré ces défis vitaux, le Mali reste debout. Mieux, il a réadapté sa défense aux nouvelles exigences du terrain.
Comme prêché par Chad E. Foster que : « Chaque épreuve, chaque échec, chaque chagrin porte en lui le germe d’un bienfait égal, voire supérieur », le général de Division Abdoulaye Maïga a rassuré qu’au-delà des réponses immédiates, le Gouvernement a engagé des réformes profondes pour éviter la répétition de telles crises, notamment la restructuration de la chaîne d’importation et de distribution à travers le renforcement des capacités de stockage stratégique, la réorganisation des mécanismes de régulation du secteur, la diversification des sources d’approvisionnement.
Déjà on peut souligner que cette réponse, sous l’impulsion du général d’Armée Assimi Goïta, commence à faire tache d’huile. Car, selon le Premier ministre, l’économie malienne a fait preuve d’une capacité d’adaptation remarquable, malgré les contraintes sécuritaires et géopolitiques, ainsi que les effets persistants des sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UEMOA.
« Au 31 octobre 2025, les recouvrements effectués par les services d’assiette et de recouvrement se sont élevés à 2 418,935 milliards FCFA. Dans le même temps, le Trésor a procédé au paiement régulier des mandats budgétaires pour un montant de 3 042,360 milliards FCFA, contre des mandats admis totalisant 3 272,868 milliards FCFA ».
Issa Djiguiba
