Les locaux de l’hôtel Maeva Palace de Bamako ont servi de lieu, le vendredi 6 février, pour le lancement de l’application ‘’Kalan’’, une nouvelle plateforme conçue pour adapter le système éducatif aux réalités du pays. Initié par M. Fatoumata Yaranangore et ses soutiens, une Malienne établie en France, le lancement de ce projet a été couplé à une séance de dédicace de l’ouvrage « Échappée à ma Destinée » de Mme Yaranangore. C’était sous la présence de M. Mamadou Keïta, représentant du ministre de l’Éducation nationale, M. Drissa Ballo, celui du ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle…
Pour avoir étudié et connu l’importance de l’éducation, Mme Fatoumata Yaranangore et ses collaborateurs ont souhaité investir sur les ressources humaines. De par ce nouveau projet, il s’agira simplement de permettre à l’ensemble des élèves et étudiants du pays d’apprendre et de réviser les cours sur toute l’étendue du pays et à n’importe quel moment. Outre les contenus adaptés et variés, des enseignants et professeurs maliens seront toujours disponibles et engagés pour le transfert du savoir aux apprenants à des coûts raisonnables. « Ce que nous lançons n’est pas simplement une application. C’est une réponse à une réalité que nous connaissons tous au Mali », a clarifié la fondatrice du projet. Selon Mme Fatoumata Yaranangore, des élèves motivés se trouvent parfois seuls face à leurs difficultés, de même que des étudiants ambitieux qui ne bénéficient pas d’accompagnement régulier. Des enseignants engagés se trouvent également limités par le temps et les moyens. « Nous vivons à l’ère du numérique. Le monde apprend différemment. Le savoir circule partout, sauf parfois là où il est le plus attendu. Alors nous avons décidé d’agir. Avec mon cofondateur, nous avons imaginé une plateforme éducative digitale conçue pour les réalités maliennes », a-t-elle souligné.
Le fondement de l’idée
D’après elle, réussir à l’école ne doit plus dépendre du quartier où l’on vit du nombre de répétiteurs que les parents peuvent payer, ni du hasard. Avec KALAN, assure-t-elle, chaque élève possède désormais un professeur disponible à tout moment. Et de promettre, « un cours peut être revu. Une notion peut être répétée. Une incompréhension peut être corrigée immédiatement ». Avec KALAN, dit-elle, l’élève comprend mieux. L’étudiant révise efficacement. L’enseignant suit ses apprenants par leur progression. Le parent voit l’évolution des enfants. Les professeurs peuvent les suivre à travers les notes, le niveau, les progrès et les difficultés. Elle adapte l’apprentissage pour faire progresser réellement l’apprenant. « Ce n’est plus seulement apprendre. C’est apprendre intelligemment. Une application accessible à tous. Aujourd’hui, vous(clients) voyez les affiches partout dans Bamako. Ce n’est pas du marketing. C’est un message : l’éducation malienne entre dans une nouvelle étape », a expliqué l’intervenante, précisant que ‘’KALAN’’ est simple, accessible et téléchargeable sur Google Play et Apple Store. En quelques secondes, un élève peut transformer son téléphone en salle de classe. Via le projet, il ne s’agira pas de remplacer l’école, mais de la renforcer en aidant l’élève à s’accrocher, l’étudiant à réussir et l’enseignant à accompagner.
Et de conclure, « préparer l’avenir d’un pays commence par préparer ses élèves aujourd’hui. Chers élèves et étudiants, votre téléphone peut être une distraction ou votre avenir. Avec KALAN, vous avez désormais un allié permanent pour réussir vos examens et construire votre destin. Nous ne lançons pas seulement une application. Nous lançons une chance supplémentaire pour la jeunesse malienne ». Aussi présents, les représentants des différents ministères conviés ont apprécié l’initiative en s’engageant à jouer pleinement leur rôle de contrôle et de veille sur le contenu de l’application.
Mamadou Diarra
