Dans un contexte de recomposition institutionnelle et économique au sein de la Confédération des États du Sahel, la nomination du Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA à la présidence de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement marque une étape importante pour l’affirmation d’un outil financier autonome au service du développement et de la souveraineté régionale.
La désignation du Professeur Balibié Serge Auguste BAYALA à la tête de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) constitue un événement majeur dans le paysage institutionnel sahélien. Intervenue dans un contexte de profondes mutations politiques, économiques et institutionnelles, cette nomination, bien que relativement discrète, revêt une portée stratégique considérable pour l’avenir de l’espace confédéral et pour le Burkina Faso.
Professeur titulaire des universités, expert reconnu en gestion financière et dirigeant public de premier plan, le Professeur BAYALA incarne un profil alliant excellence académique, expérience de terrain et vision institutionnelle. Titulaire d’un Doctorat (PhD) en gestion financière de l’Université de Groningen, il cumule plus de vingt années d’expérience dans la gouvernance d’organisations complexes, la structuration de mécanismes innovants de financement du développement et la conduite de réformes institutionnelles d’envergure.
Son parcours professionnel est marqué par des responsabilités de premier plan au niveau national et régional. Au Burkina Faso, il a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF), contribuant ainsi à doter le pays d’un instrument structurant destiné à la mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif et du développement économique. Une expérience qui a renforcé son expertise dans la conception et la gestion d’outils financiers publics orientés vers le long terme.
Sur le plan régional, le Professeur BAYALA a dirigé le Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, qu’il a repositionné comme un centre régional d’excellence. Sous sa direction, l’institution a consolidé son autonomie institutionnelle et renforcé son rayonnement académique, confirmant son rôle dans la formation de cadres dirigeants et de décideurs publics de haut niveau en Afrique. Il a également occupé des fonctions au sein de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au niveau du Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires (COFEB), où il a contribué au renforcement des capacités des cadres des banques centrales et des décideurs publics de la sous-région. Cette expérience au cœur de l’architecture financière régionale lui a permis de développer une connaissance approfondie des enjeux monétaires, financiers et institutionnels ouest-africains.
La Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel ne se présente pas comme une institution financière ordinaire. Elle s’inscrit dans la dynamique de consolidation de la Confédération des États du Sahel.
Dans un contexte où les États sahéliens affirment leur volonté de renforcer leur souveraineté politique, économique et monétaire, la BCID-AES est appelée à jouer un rôle déterminant dans le financement des infrastructures stratégiques, le soutien à l’industrialisation, la mobilisation des ressources internes et régionales. Ainsi que la promotion de projets intégrateurs à fort impact social et économique. Elle se veut un levier central de la transformation structurelle du Sahel, en cohérence avec les priorités définies par les autorités confédérales.
La nomination du Professeur BAYALA à la présidence de cette institution traduit la volonté de confier sa direction à un technicien aguerri. Elle reflète également une approche fondée sur la compétence et l’expérience dans la construction des nouvelles architectures financières régionales.
K.D
