Les opérations de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I 2025) ont permis la démobilisation de 1 760 ex-combattants issus des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudenni et Ménaka. Cette opération a concerné des personnes provenant de différentes régions du Mali, réunies dans le cadre d’un processus visant leur réintégration. La démobilisation constitue ainsi le point de départ d’une nouvelle phase pour ces ex-combattants, appelée à se poursuivre à travers des étapes successives prévues par le dispositif du DDR-I 2025.
À l’issue de leur démobilisation, les 1 760 ex-combattants ont été soumis à des critères d’éligibilité à l’intégration. Cet exercice a permis d’identifier ceux pouvant poursuivre leur parcours dans le cadre de l’intégration au sein des FAMa. Au terme de cette étape, 1 617 ex-combattants ont été mis à la disposition des Forces Armées Maliennes (FAMa). Cette sélection a ainsi ouvert une nouvelle phase de leur parcours, centrée sur une formation militaire destinée à accompagner leur intégration au sein des FAMa.
Ainsi, de février à août 2026, les 1 617 ex-combattants retenus ont bénéficié d’une formation militaire dans les différents centres de formation des Forces Armées Maliennes. Pendant cette période, ils ont été réunis dans des cadres de formation consacrés à leur apprentissage. Ces six mois ont constitué une phase essentielle de leur parcours après la démobilisation et l’éligibilité à l’intégration. La formation leur a permis de suivre un programme militaire structuré, couvrant plusieurs dimensions complémentaires au cours de cette période.
Durant ces six mois, les ex-combattants ont suivi avec succès un programme de formation militaire riche et diversifié. Celui-ci comprenait notamment la préparation physique générale, destinée à renforcer leurs capacités physiques, ainsi que la préparation opérationnelle. À travers ces différentes composantes, la formation leur a permis d’acquérir des apprentissages militaires dans un cadre commun. Le programme ne s’est toutefois pas limité aux aspects strictement militaires, puisqu’il comportait également des activités consacrées à la coexistence, à la cohésion et au vivre-ensemble.
Les activités consacrées à la coexistence, à la cohésion et au vivre-ensemble ont occupé une place dans ce parcours de formation. Elles ont permis aux participants de partager une même expérience au sein des centres des FAMa. Réunis dans un cadre commun, les ex-combattants ont ainsi été amenés à développer des relations fondées sur la vie collective. Elles ont accompagné les apprentissages militaires suivis durant cette période, en contribuant à créer des conditions favorables à l’union autour d’un objectif commun.
Au-delà des apprentissages militaires, la période de formation a constitué une véritable expérience collective d’union face à l’objectif commun. Les ex-combattants, issus de régions et de parcours différents, ont été réunis dans les mêmes centres de formation. Cette expérience leur a permis de partager le même environnement et de participer aux mêmes activités. La diversité de leurs origines régionales et de leurs parcours s’est ainsi inscrite dans un cadre commun, marqué par une expérience partagée pendant ces six mois.
Dans ces centres, les ex-combattants ont appris à vivre, à travailler et à évoluer ensemble dans un même cadre. Cette vie collective s’est appuyée sur des principes clairement présents dans leur parcours de formation : la discipline, le respect mutuel, la solidarité et l’esprit de groupe. Ces éléments ont accompagné les participants tout au long de leur formation militaire. Ils ont également contribué à structurer leur expérience commune, en donnant une place importante aux relations entre les différents participants réunis.
La formation suivie de février à août 2026 apparaît ainsi comme une étape qui a associé plusieurs dimensions du parcours des ex-combattants. Aux apprentissages liés à la préparation physique générale et à la préparation opérationnelle se sont ajoutées des activités portant sur la coexistence, la cohésion et le vivre-ensemble. L’ensemble de ces éléments a été vécu dans les différents centres des FAMa, où les 1 617 ex-combattants ont évolué ensemble pendant six mois, après leur mise à disposition pour intégration.
Le parcours engagé après la démobilisation a donc conduit les ex-combattants retenus à travers plusieurs étapes successives. Sur les 1 760 personnes démobilisées, 1 617 ont été retenues au terme de l’exercice d’éligibilité à l’intégration et mises à la disposition des FAMa. De février à août 2026, elles ont suivi leur formation militaire dans les différents centres de formation. Cette période a également combiné préparation physique, préparation opérationnelle, coexistence, cohésion et vivre-ensemble dans un cadre collectif fondé sur plusieurs valeurs.
Cette phase de formation constitue une étape déterminante de leur parcours de réintégration dans une vie normale. Pendant six mois, les 1 617 ex-combattants ont suivi une formation militaire tout en participant à des activités consacrées à la coexistence, à la cohésion et au vivre-ensemble. Issus de différentes régions et de parcours différents, ils ont partagé un même cadre, avec pour repères la discipline, le respect mutuel, la solidarité et l’esprit de groupe, autour d’un objectif commun durant cette période.
Ibrahim Kalifa Djitteye
