Le jeudi 30 avril 2026, les Parents, amis, frères d’armes du général Sadio Camara, lui ont rendu un dernier hommage à la place d’armes du 34e régiment du Génie militaire. À côté de la grande tristesse, la nation, toute entière, a fait la promesse de poursuivre jusqu’au bout son combat contre le terrorisme soutenu par l’impérialisme au Mali et au Sahel.
Pour tout bon soldat, mourir les armes à la main en défendant son pays est un honneur et une grande fierté. C’est pourquoi, les cérémonies funèbres du général Sadio Camara présidées par le président de la transition, le général d’Armée Assimi Goïta, le jeudi 30 avril 2026 se présentaient également comme une célébration nationale d’un héros et un martyr.
Devant un parterre d’officiels dont les représentants de plusieurs pays amis du Mali, le cercueil du feu Général Sadio Camara posé devant le drapeau et grande affiche au fonds qui porte fièrement son portrait et un slogan : « les étoiles de son rang ne s’éteignent pas ; elles guident désormais nos pas vers la victoire. »
Au-delà d’un simple mot, cette pensée est une promesse de tout un peuple de poursuivre avec honneur, le combat enclenché par le général Sadio Camara contre l’insécurité et par-delà l’impérialisme qui soutient le terrorisme dans nos Etats. « Son idéal sera porté par des millions voire des dizaines et des centaines de millions de femmes et d’hommes, de jeunes à travers le Mali, la confédération des États du sahel AES, l’Afrique et le monde entier » a fait savoir le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, dans son allocution.
Et le général Célestin Simporé, ministre d’État en charge de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso d’ajouter : « Mon général nous te faisons le serment de notre détermination à poursuivre le combat contre le terrorisme jusqu’à la victoire finale. Tant que Dieu nous accordera le souffle de la vie, nous traquerons tes assassins jusqu’à leurs derniers retranchements ».
Comme souligné par les pères fondateurs de la confédération Alliance des États du Sahel quelques années plutôt, la dynamique enclenchée par l’AES pour sa souveraineté pleine et entière est irréversible.
En voulant réduire Sadio Camara, les terroristes et leurs sponsors étatiques ont involontairement créé des millions d’autres Sadio Camara.
Une épreuve qui a effacé d’un coup le peu de fractures qui régnait en rassemblant tous autour de l’essentiel : le Mali.
Cette appartenance à la mère patrie témoigne avec force que le combat de refondation actuellement en cours au Mali et au sein de l’AES est idéologique et non une question de personne comme beaucoup tentent de faire croire.
D’ailleurs, le Président de la Transition, le Général d’Armée, Assimi Goïta avait rappelé dans son adresse à la Nation, le 28 avril 2026 : « notre peuple a fait un choix. Celui de la souveraineté et de la dignité qui symbolise la prise en main de son destin. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale, affirmée et assumée. Il a un prix, et nous en sommes conscients. Bien que dur par sa nature, ce choix est le seul chemin qui vaille si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère ».
Ces propos du général Assimi Goïta prouvent que le pays est déjà prêt à tous les défis pour sa souveraineté pleine et entière.
Issa Djiguiba
