Les membres de CIRA Charity et de Moussouw Ka Kururuta, deux associations engagées depuis plusieurs années pour la promotion de l’autonomisation des femmes, la protection des enfants vulnérables, et la consolidation de la solidarité communautaire ont tenu à animer, le samedi 22 novembre au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, une conférence de presse. C’était dans le cadre du lancement officiel de la 1re édition du Festival international des Femmes (FESTI-FEM), prévue du 04 au 7 décembre au Palais de la Culture. Occasion pour Aissatou Traoré, présidente de CIRA Charity, de donner certaines informations sur l’évènement.
Le thème retenu pour le festival porte sur, « Femme, pilier de la paix et gardienne des valeurs socioculturelles ». Dans son intervention, la présidente a rappelé que le Mali traverse, des années durant, une crise multidimensionnelle (sécuritaire, économique, sociale), bouleversant les communautés et fragilisant les fondements mêmes du vivre-ensemble. Dans ce contexte, les femmes ont été en première ligne. Elles sont victimes de violences et continuent d’endurer les déplacements forcés à travers le pays. Aussi, elles restent frappées de pauvreté accrue, tandis qu’elles sont porteuses de courage, de paix et de solidarité. C’est de cette conviction qu’est née l’idée du FESTI-FEM. « Nous voulons faire entendre la voix des femmes, valoriser leur contribution et leur donner les moyens de devenir des actrices visibles du changement social, économique et culturel », a exprimé la conférencière, estimant que ce festival se veut, un espace inclusif, festif et éducatif, où se croiseront des femmes rurales et urbaines, des artistes, des entrepreneures, des leaders communautaires, des étudiantes et des femmes inspirantes venues d’Afrique et d’ailleurs. Pendant quatre jours, a poursuivi Aissatou Traoré, « nous célébrerons la femme dans toute sa diversité, sa créativité et sa puissance d’action. Nous aborderons, à travers 10 panels thématiques, des questions majeures sur le leadership féminin et la participation des femmes à la gouvernance ; la prévention des violences basées sur le genre ; la promotion de la paix et de la cohésion sociale ; l’entrepreneuriat féminin et l’innovation sociale ; la valorisation du patrimoine culturel et artisanal féminin. À cela s’ajoutent des ateliers de formation, des expositions artisanales, des démonstrations culinaires, des défilés de mode, des concerts et des rencontres intergénérationnelles réunissant plus de 300 femmes et jeunes filles ».
Des objectifs ciblés
Selon l’intervenante, l’objectif est de créer une plateforme d’échanges et d’inspiration, où chaque femme puisse se reconnaître, se former, s’exprimer et se projeter dans un avenir meilleur. « Nous avons voulu inscrire le FESTI-FEM dans le cadre de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition. Ce choix est une démonstration forte des autorités maliennes pour dire que la culture est un langage de l’unité, un vecteur de la paix, et le reflet de notre identité collective ». En clair, le FESTI-FEM sera un espace de dialogue, d’expression artistique et de mobilisation citoyenne. Il sera également une contribution concrète à la réconciliation nationale et communautaire. D’où l’appel de la présidente à tous les partenaires techniques et financiers, aux entreprises publiques et privées, aux institutions nationales et internationales, aux médias et aux mécènes à se joindre à eux pour la réussite de l’évènement. « Soutenir le FESTI-FEM, c’est investir dans la paix, dans l’avenir, et dans la force créatrice des femmes. Nous croyons profondément que chaque femme valorisée, chaque jeune fille inspirée, chaque voix féminine entendue est une victoire pour le Mali et pour l’Afrique », a-t-elle conclu.
Mamadou Diarra
