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Rentrée littéraire 2021 : C’est parti pour La 13ème édition du Mali !

Au cœur du centre international de conférence de Bamako (CICB), le monde littéraire s’était réuni, le mardi 16 mars 2021, pour la conférence inaugurale de la 13ème édition de la rentrée littéraire 2021 du Mali. Une rentrée qui, d’ailleurs, se tient à Bamako, capitale du Mali, mais aussi à Sikasso, Djenné et Tombouctou. Ce, durant 5 jours (16-20 mars).Occasion au cours de laquelle, des littéraires venus d’Afrique et de l’Europe assisteront à des cafés littéraires, des lectures ; dédicaces ; des tables rondes ; débats…

De nouveau, c’est donc parti pour la valorisation du savoir-faire des écrivains du pays, voire ceux venus du monde entier. La rentrée littéraire qui est un espace d’encouragement et de promotion des livres et de la lecture restera en cours au Mali jusqu’au samedi, 20 mars 2021 à Bamako, comme dans d’autres régions. Pour cette année, le thème retenu est : « Héritages en partage ». C’était sous la houlette de la ministre de la Culture, de l’Artisan et du Tourisme, Kadiatou Konaré que les travaux ont démarré.

Ainsi, pour la ministre Kadiatou Konaré, cette rentrée littéraire est un tremplin. « Nous souhaitons davantage accompagner cette rentrée pour assurer sa pérennité et sa survie afin que ça puisse aller au-delà des frontières du Mali. Parce que c’est une rentrée qui convoque toutes les nationalités du monde et tous les francophones. C’est donc une fenêtre ouverte pour le monde », a-t-elle énoncé.

Appelé à se prononcer, Ibrahim Aya, non moins directeur national de la rentrée littéraire du Mali a placé l’évènement sous le signe « de la résilience et de l’adaptation ».

Différente des éditions précédentes, cette situation se passe, a rappelé Ibrahim Aya, dans un contexte difficile. En ce sens que le Mali traverse une crise sanitaire et autre crise. Après avoir donc rappelé une série de programmes prévus pour la circonstance : des tables rondes ; spectacles ; ateliers…, le directeur de la rentrée littéraire a précisé que l’évènement s’achèvera par la remise des prix littéraires. Aussi présent sur le lieu, l’Ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer s’est félicité pour la tenue de l’évènement, en dépit des vicissitudes et des défis auxquels le pays fait face. Cette rentrée littéraire est une contribution nécessaire dans l’avenir radieux du Mali, dans quelques années, a-t-il espéré. Pour le diplomate, la rentrée littéraire témoigne toujours de l’extraordinaire vigueur des auteurs et artistiques et de coopérations internationales autour de la langue française et de l’écriture. Un patrimoine commun que chacun réinvente chaque jour pour témoigner des valeurs qui unissent tous, lit-on dans le discours d’ouverture de l’Ambassadeur.

La rentrée littéraire invite, selon cet intervenant, à une rencontre, aussi bien en termes de voyages des idées, nomadismes des imaginaires que discussions. Dans le thème « héritages en partage », il y a le mot partage. « Je tiens à remercier particulièrement les organisateurs de cette édition pour construire une chaine de partage de solidarité avec l’ensemble des Maliens », a-t-il enchainé. Puis d’ajouter que la présente rencontre renforce la construction d’un monde de partage des héritages et de connaissances. Il (cet évènement) est un lieu d’échanges professionnels de la chaine de fabrication et de diffusion des livres émaillé des débats ; des cafés littéraires ; des spectacles…, avec les auteurs auprès des publics, a exprimé Joël Meyer, sûr que c’est un exercice de la liberté qui se forge dans la résistance et la lutte contre l’obscurantisme. Depuis plusieurs années, l’Union européenne soutient la rentrée littéraire, a témoigné le représentant de l’UE qui se félicitait de la démocratisation de cette édition via sa tenue dans d’autres régions du Mali. « C’est donc un appui à la jeunesse et à la création des idées qui demeure essentiel. Le Mali est vu en Europe comme un pays d’une grande culture », a-t-il avoué au public. Poursuivant dans son intervention, il dira que la sauvegarde du patrimoine malien tient l’Union européenne à cœur, dans ce contexte de crise. Pour ainsi tenir en haleine le public sur le thème « héritages en partage », le conférencier Makenzy Orcel a consacré une trentaine de minutes à rappeler  certains passages de quelques éminents écrivains africains. Pour sa part, Birama Diakon, directeur national des bibliothèques et de la documentation précise que cette édition servira de cadre pour refaire le bilan de 2010 à nos jours. En plus, des analyses seront faites pour connaitre les  limites et les défis à relever dans la rentrée littérairement enfin, dit-il, nous allons proposer un plan par rapport à l’institutionnalisation de la rentrée littéraire.

Mamadou Diarra

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