Refus de rejoindre son poste de 2ème Conseiller à la Chambre d’accusation du Tribunal militaire de Kayes : Quand le Colonel Modibo Issa Georges Kéïta défie les autorités de la Transition

Sommes-nous réellement dans une vraie République ? En tout cas, avec les agissements du magistrat militaire, le Colonel Modibo Issa Georges Kéïta nous pouvons répondre aisément à cette question par la négative. En effet, créé suivant le Décret N° 2015-0723/P-RM du 09 novembre 2015, conformément à la vision des plus hautes autorités d’alors afin de lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, la Brigade d’Investigation spécialisée est dans l’agonie suite à la gestion opaque et clanique instaurée par son premier responsable, le magistrat militaire, le Colonel Modibo Issa Georges Kéïta, une attitude qui a d’ailleurs été dénoncée plusieurs fois. Pire, imbu de sa personne, car appelé à d’autre fonction à travers le Décret N°2021-0052/PT-RM du 8 février 2021 qui le nomme au poste de 2ème Conseiller à la Chambre d’accusation du Tribunal militaire de Kayes, ce « super » colonel refuse toujours de rejoindre son nouveau poste sous le prétexte fallacieux qu’il ne peut pas servir sous les ordres du 1er Conseiller notamment l’ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale, le Général de brigade Satigui dit Moro Sidibé en estimant qu’il plus anicien que ce dernier.

De sources proches du dossier, depuis sa nomination, le Colonel Modibo Issa Georges Keïta a instauré une gestion discriminatoire, partielle et corporatiste au sein de cette unité hautement stratégique de notre dispositif sécuritaire national surtout que le Mali fait face aux attaques de très grandes d’envergures des groupes terroristes de tout acabit. Et les autorités d’alors ont été plusieurs fois alertées par rapport à cette situation qui est de nature à compromettre les leurs efforts louables dans la lutte contre le terrorisme et les pratiques assimilées.

C’est un secret de polichinelle que nonobstant la détermination de nos partenaires à renforcer les capacités de cette unité d’enquête indispensable dans le dispositif sécuritaire de notre pays, cette gestion clanique instaurée par le Chef d’unité a impacté négativement les résultats escomptés dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

Qui protège réellement le Chef de la Brigade d’investigation spécialisée ? Cette question mérite vraiment d’être posée. En effet, nommé à ce poste lors du Conseil des ministres du 12 octobre 2016 et entériné par un décret du président de la République. A ce titre, conformément aux textes régissant le Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, le Chef de la brigade d’investigation spécialisée percevais des avantages liés à cette fonction. En plus de ces avantages, car son décret n’a toujours pas été abrogé, il vient d’être nommé par décret 2ème Conseiller à la Chambre d’accusation du Tribunal militaire de Kayes qui l’octroie également des avantages. Comment un seul cadre peut-il bénéficier impunément les avantages de deux décrets pour des fonctions différentes ? Comment cette situation incongrue qui viole le principe sacro-saint de l’administration publique a pu échapper à la vigilance du ministre de la Justice ?

A la faveur des différents changements opérés au sein de la justice militaire, le désormais ancien Chef de la Brigade d’investigation spécialisée du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée est nommé 2ème Conseiller à la Chambre d’accusation du Tribunal militaire de Kayes, se croyant certainement dans une république bananière, refuse toujours de rejoindre son tout nouveau poste. Raison avancée, selon nos sources, il estime qu’il ne peut pas servir sous les ordres du 1er Conseiller, l’ancien Directeur général de la Gendarmerie nationale, le Général de brigade Satigui dit Moro Sidibé. Quelle ironie ?

Pour plusieurs sources proches du dossier, cette attitude de cet officier de la Gendarmerie est une véritable défiance à l’égard des autorités de la transition parce que comment comprendre qu’un officier supérieur censé servir son pays sur l’ensemble de son territoire national refuse de rejoindre son poste sous le regard complaisant de sa hiérarchie ?

Lequel du magistrat militaire, le Colonel Modibo Issa Georges Kéïta ou du président de la transition Bah N’Daw sortira vainqueur de ce bras de fer. L’avenir nous le dira certainement !

Mama PAGA

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