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Partenariat entre le Centif et la Gendarmerie nationale : Des CB et adjoints du corps outillés sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

Le lundi 22 mars 2021, l’école de la gendarmerie sise à Faladié a servi de cadre pour le démarrage de 3 jours de formation et de sensibilisation des commandants et adjoints du corps sur le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive  au Mali. À cette occasion, un accord de partenariat a été signé entre la Centif et la gendarmerie nationale. 

Du lundi à ce mercredi, une cinquantaine de commandants et adjoints de la gendarmerie sise à Faladié, un quartier du district de Bamako, ont été outillés sur le blanchiment de capitaux ; le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive. Placé sous sa présidence, Oumar Sogoba, non moins  secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé que le Mali traverse une période difficile de son histoire. Une situation qui, reste-t-il convaincu, interpelle tous, voire appelle à une synergie d’actions soutenue à travers des formations adaptées. Cela, précisera Oumar Sogoba, afin de protéger le pays des criminels sans foi, ni loi au profit de la préservation de l’intégrité du territoire national. Sûr que les participants  sont en première ligne du combat pour la survie de la Nation, il maintient que leur engament et implication sont plus que jamais requis dans l’enraiement du blanchiment de capitaux, ainsi que dans la lutte contre le  financement du terrorisme et de la prolifération des armes. Pour trouver de solutions fiables et pérennes endiguant ces fléaux qui minent le Mali, la formation demeure, ajoute-t-il, la meilleure voie. Exprimant son adhésion à la vision du directeur général de la gendarmerie, ainsi qu’à celle du président de la Centif, le représentant du département exhortera les organisateurs à multiplier de telle initiative pour la sensibilisation des gendarmes. Puis d’estimer que des formations adaptées et soutenues restent toujours utiles pour plus d’efficacité  des gendarmes sur le terrain. « C’est en cela que je salue l’initiative de la Centif et de la gendarmerie nationale pour avoir organisé cet atelier, gage de vitalité de nos forces dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée », a-t-il fait comprendre, confiant qu’il urge de prendre des mesures appropriées visant à maintenir durablement la sécurité, gage de tout développement.

Pour Marinpa Samoura, président de la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Mali,  la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive constitue, de nos jours, des préoccupations universelles partagées par tous les pays du monde. De ce fait, l’éradication du phénomène urge, selon lui, à ce qu’on obtienne une synergie des acteurs intervenant dans la lutte. Suivant Marinpa, la plupart des acteurs impliqués dans cette lutte connaissent peu, voire  ne maitrisent même pas des notions relatives au blanchiment de capitaux. D’où la tenue de cet atelier. « On sait que  vous (commandants et leurs adjoints) combattez sur le terrain avec  des armes ; des chars et des hélicoptères, mais le combat le plus sûr est le financent du terrorisme qui ne se combat qu’à travers ces formations que nous faisons », dira-t-il en précisant ceci : « Les terroristes, il leur faut des moyens pour se battre ; se nourrir ; se déplacer ; et pour recruter. Si on les coupe ces moyens, s’en est fini pour eux. Donc, faisons en sorte qu’ils n’arrivent pas sur le terrain des opérations. Ce sont  nos  moyens : banques ; voitures ; carburants ; aliments qu’ils utilisent pour nous combattre ». En raison des multiples facteurs endogènes et exogènes favorisant l’expansion  de la criminalité financière transnationale, il confiera que  cette formation vient à point nommé. Selon lui, le Mali est, de nos jours,  confronté à un risque important de financement du terrorisme par des terroristes locaux d’une part, et d’autre part, par des groupes armés appuyés par  des ONG et des pays de l’extérieur. Aussi, a-t-il dit, le financement du terrorisme au Mali est facilité par la prédominance de l’argent fudiciaire, voire de l’existence tentaculaire des canaux  informels de paiement et de transfert de fonds.  Quant à Sambou Minkoro Diakité, directeur général de la gendarmerie, cet atelier permettra de mieux outiller les participants, créant une synergie d’actions entres les différentes structures du secteur. La cérémonie s’est achevée par la signature d’un document de partenariat entre la Centif et la gendarmerie nationale.

Mamadou Diarra

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