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ONU : Les mises au point d’Abdoulaye Diop

Le gouvernement du Mali a de nombreuses raisons de se plaindre du dernier rapport produit par les Nations Unies sur la situation au Mali. Comme le précédent, le rapport du 25 janvier 2023 ne donne aucune indication sur les efforts et les actions menées par les Forces de sécurité et de défense du Mali dans le cadre de la sécurisation du territoire et de la protection des civils. Pourtant, les FAMA ont enregistré des résultats encourageants à travers les opérations anti-terroristes, la poursuite du maillage du territoire et les missions d’escorte des véhicules de transport des passagers et de marchandises ainsi que les actions de sécurisation des frontières.

La Mali a produit un mémorandum qui invite le chef des Nations unies à reconnaître que cette posture offensive des FAMA a permis également la neutralisation de nombreux terroristes, la destruction de leurs sanctuaires et la stabilisation de nombreuses zones. Pour le centre du pays, le constat est unanime que les efforts sont faits pour stabiliser cette partie du territoire. Par ailleurs, sur la situation des droits de l’Homme, le Mali réfute des allégations de violation et rappelle que les forces maliennes sont bien outillées en matière de droits de l’Homme et de droit international humanitaire.

La question des défis opérationnels de la Minusma a été évoquée par le secrétaire général dans le rapport. Il note que depuis le 4 octobre 2022, 237 demandes de vol de la Minusma ont été refusées ou n’ont pas reçu de réponse des autorités maliennes. Par contre, le Mali fait observer que la réunion de coordination gouvernement/Minusma, tenue le 1er août 2022 a permis de mettre en place une procédure relative à une meilleure gestion de la rotation des contingents de la Mission. Dans cette perspective, le gouvernement plaide pour une posture offensive de la Minusma dans l’accomplissement de son mandat.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est prononcé contre la présence d’une jeune dame au Conseil de Sécurité de l’ONU. Cette jeune dame a parlé au nom de la société civile malienne, mais il se trouve que son déplacement au Nations Unies n’a pas été fait en collaboration avec le gouvernement malien. Les propos tenus par Aminata Dicko ont été désapprouvés par le chef de la diplomatie malienne qui ne connait pas les liens qui la lient au Conseil de sécurité.

Selon Abdoulaye Diop, personne au sein de la délégation gouvernementale ne connait cette Aminata Dicko. On ne sait pas non plus à quelle organisation de la société civile malienne elle appartient. Donc le gouvernement du Mali met en doute sa sincérité et sa crédibilité. Le problème est que les propos de la jeune dame ne sont pas de nature à soutenir la cohésion entre les différentes composantes de la nation. Selon Abdoulaye Diop, le Mali a en ce moment besoin d’un message d’union et de cohésion et non un message de division.

Ce n’est pas la première fois que les Nations Unies invitent des jeunes dames pour parler au nom de la société civile malienne sans informer le gouvernement auparavant. En effet, c’est la troisième fois que l’opinion malienne s’indigne de cette attitude des Nations Unies qui prennent la décision de faire parler des personnes au nom de la société civile à l’insu du gouvernement. Et à chaque fois, les propos de ces invités vont à l’encontre du discours des représentants de l’Etat et appuient la position de la MINUSMA.

Il y a de nombreuses organisations de la société civile au Mali dont certaines sont connues de la plupart des Maliens. Mais les Nations Unies n’ont jamais fait appel à ces organisations pour parler au nom de la population malienne. Pour le gouvernement du Mali, on est en face d’une stratégie de manipulation des questions de droits de l’homme pour faire pression sur les autorités. Par-delà, il s’agit de justifier les prises de positions de la MINUSMA qui a du mal à s’adapter à la situation d’insécurité au Mali. La Minusma veut justifier sa présence au Mali en tenant un discours contraire à celui des autorités maliennes.

A Bamako, beaucoup de gens se posent des questions sur l’identité de la nommée Aminata Dicko qui a soutenu une vision contraire à celle de la plupart des Maliens. Sur les réseaux sociaux, les Maliens sont nombreux à s’en prendre à elle. Certains demandent qu’elle vienne au Mali pour organiser une « conférence de presse en présentant sa carte biométrique NINA, sa famille, sa région, le nom et le récépissé de l’association ou du groupement qu’elle représente ». Certains demandent que le gouvernement malien prenne ses responsabilités face à certaines dérives qui ternissent l’image du Mali.

Soumaila Diarra

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