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Maquillage, coupe et couture, tatouage… : le centre de formation professionnelle OPAC outille et décerne des attestations à 50 de ses apprenants

Ouvert en 2021 par le jeune entrepreneur Aboubacar Diarra, membre de l’association Siguida Yelen du Mali, le centre de formation professionnelle OPAC sis à Kabala-Est (Bamako) a procédé, le samedi 8 juillet à son siège, à la cérémonie de remise d’attestations à 50 de ses apprenants qui viennent de terminer avec leurs formations.

Ils sont au total 50 élèves à pouvoir bénéficier, des mois durant, une formation accélérée sur le maquillage, le tatouage en vogue, la coupe et couture, le port du foulard. La cérémonie de la remise de leurs attestations s’est tenue dans une atmosphère joviale en présence des autorités coutumières et religieuses du quartier. Selon Aboubacar Diarra, l’idée d’ouverture du centre date de 2021. « J’ai ouvert ce centre en 2021 pour pouvoir aider les femmes et les filles à relever les défis auxquels elles sont confrontées après leurs études. Nombreuses sont parmi elles qui restent à la maison après les études. La connaissance et la maitrise des différents métiers que nous leur enseignons au sein de ce centre leur permettront d’être au moins indépendantes en travaillant pour elles-mêmes », souligne Aboubacar Diarra. Les 50 sortants du centre comportent, a-t-il dit, 42 jeunes filles et 8 hommes. La durée de formation de certains ne dépasse pas 4 mois. Pour d’autres, explique le promoteur Diarra, ça prend 6 mois voire 1 an. L’initiateur rassure avoir recruté des spécialistes maitrisards pour la transmission du savoir à toutes celles et ceux qui s’inscriront au centre de formation professionnelle OPAC. « Nous faisons tout à moindre coût. Puisque nous sommes-là pour le développement social, économique et culturel de notre société, quartier et du pays en luttant contre le chômage des jeunes », a-t-il souligné. L’idéal recherché via ce projet est d’aider la jeunesse malienne de façon générale. Le centre se chargera également de faire le suivi durant 4 mois après la fin de la formation de chaque apprenant, ajoute Aboubacar Diarra. Au nom des bénéficiaires, Kani Kanté dit être contente et fière de la qualité de formation reçue au centre. « J’ai trouvé deux attestations dont une en tatouage et une en maquillage. Je remercie le promoteur qui m’a permis de m’enrichir en termes de connaissances ». Avec l’évolution, estime-t-elle, le tatouage marche beaucoup de nos jours. « J’ai pu tatouer certaines dames lors de la fête de tabaski dernière au village grâce aux cours dispensés par les professeurs du centre », va-t-elle témoigner. Pour sa part, le parrain Mahamadou Diallo trouve que personne n’ignore la problématique de chômage que vivent les jeunes du pays. Aussi, dit-il, les jeunes passent le clair de leur temps à déambuler de quartier en quartier, ou à prendre du thé dans les grins à cause de la pénurie d’emplois. Le parrain du jour trouve que ce genre d’initiative émanant d’un jeune comme Aboubacar Diarra doit être soutenue par tout le monde. Puisqu’elle participe, selon lui, au développement du pays. Aussi présent sur le lieu, le conseiller du chef du village de Kabala-Est, en l’occurrence Mery Coulibaly dira qu’ils prieront pour que ce genre d’initiatives se multiplie dans le quartier. Ce qui l’amène à préciser que le soutien et l’accompagnement du chef du village et son staff ne manqueront plus. Abordant dans le même sens, l’imam Kalifa Koné s’est mis à prier pour l’atteinte des objectifs du jeune promoteur Diarra.

Mamadou Diarra

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