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Mali-Uemoa : Les sanctions illégales se poursuivent

Lorsque la Cedeao a levé les sanctions économiques  et financières le 09 juillet 2022, comme pour le 09 janvier 2022, une réunion de l’Uemoa a immédiatement suivi pour lever le volet financier desdites sanctions. Malheureusement, les sanctions continuent.

La lutte contre le réseau méchant et vindicatif conçu contre le Mali est une œuvre de longue haleine qui doit être menée par les autorités maliennes avec vigueur et ténacité.

Le 09 janvier 2022, la Cedeao a décrété contre le Mali une salve de sanctions se déclinant comme suit :

– Rappel des ambassadeurs des Etats de la Cedeao ;

– Fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la Cedeao et le Mali

– Suspension de toutes transactions commerciales et financières entre les pays de la Cedeao et le Mali, à l’exception des produits alimentaires de grande consommation et produits pharmaceutiques, notamment.

– Gel des avoirs de la République du Mali dans les banques centrales de la Cedeao ;

– Gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la Cedeao.

L’Uemoa est un regroupement d’Etats à vocation économique et monétaire, donc à priori apolitique. En tant que telle, elle n’a pas vocation à sanctionner un pays pour des considérations politiques. Elle ne peut pas dépasser le périmètre de l’article 74 de son Traité limitant son pouvoir de sanction au strict cadre de la surveillance multilatérale en matière de discipline budgétaire et économique des Etats.

Et pourtant, sous la houlette d’ADO, elle s’est réunie le même jour à la suite de la Cedeao pour faire sienne le volet financier d’une sanction politique illégalement prononcée par la Cedeao, sachant que cette dernière n’avait aucun instrument efficace pour y parvenir. L’entourloupe est une trouvaille qui date de 2010 au moment où Nicolas Sarkozy et le même Alassane Dramane Ouattara, avec la complicité certains chefs d’Etat de la sous-région, échafaudaient le plan anti Laurent Gbagbo. Il faut rappeler que c’est l’Uemoa qui contrôle la Bceao dont la France est membre du Conseil d’administration.

Lorsque la Cedeao a levé les sanctions économiques  et financières le 09 juillet 2022, comme pour le 09 janvier 2022, une réunion de l’Uemoa a immédiatement suivi, pour lever le volet financier desdites sanctions.

Puisque le Mali n’a pas été et ne saurait être formellement être sanctionné par l’Uemoa du chef de considérations politiques, en tant qu’Etat membre de l’Uemoa dont elle a transféré son droit régalien et souverain de battre monnaie, il aspire légitimement à jouir de toutes ses  prérogatives de membre à part entière en siégeant à tous les organes de décision. Alassane Dramane Ouattara et tous les autres suppôts de la Françafrique au sein de l’Uemoa n’en entendaient pas ainsi. Le Mali continue à être abusivement frustré de ses droits légitimes de pays membre de l’Uemoa.    Et pire, ADO a continué à faire souffrir notre pays à travers  la Bceao. Cette œuvre de malfaisance est conduite depuis Abidjan via son Cabinet noir composé de son Directeur de Cabinet officiel, M. Fidèle Sarassoro, du Président de la Commission de l’Uemoa M. Abdoulaye Diop, le Gouverneur de la Bceao qui est toujours son homme –  lige et du directeur général de Uemoa-Titres. « Ce Cabinet fantôme » est journellement à l’œuvre pour imposer des règles de gestion financière et des comportements proprement discriminatoires créés de toutes pièces et ciblant notamment les principales banques maliennes dans lesquelles l’Etat détient des participations (Bnda, BDM et BMS). L’objectif est clair : assécher artificiellement de liquidités ces banques dans le dessein d’asphyxier insidieusement et progressivement l’économie malienne. Les observateurs se rappelleront de la fameuse conversation téléphonique entre ADO et l’ex-PM malien Boubou Cissé dans lequel ce dernier « briefait » explicitement son interlocuteur du jour sur le rôle de ces trois banques dans l’économie malienne et le levier qu’elles pourraient représenter pour le ministre de l’Economie et des Finances dans sa stratégie de résilience. Le plan ourdi aura bien fonctionné. Lorsque ces banques sollicitent par exemple 10 milliards FCFA de refinancement sur le marché financier de l’Uemoa, leurs demandes  sont systématiquement amputées de 3 à 4 milliards F CFA alors que toutes les autres banques de la zone reçoivent 100% de leurs sollicitations. L’impact du gap financier aura été fondamentalement dévastateur en 9 mois.

C’est pourquoi le ministre de l’Economie et des Finances du Mali, Alousséni Sanou mène un combat inlassable afin de rétablir le Mali dans ses droits. En étant membre de la délégation malienne au Togo lors de la négociation sur la libération des 49 mercenaires ivoiriens détenus au Mali, le ministre de l’Economie et des Finances du Mali a rencontré son homologue togolais en sa qualité de président du Conseil des ministres de l’Uemoa pour élever la protestation la plus vive contre ce traitement inique et discriminatoire à l’égard du Mali. Même si une certaine presse avait décrit cette démarche d’une manière perverse laissant suggérer que le Mali a demandé à la Côte d’Ivoire une aide financière de la Bceao contre la libération des 49 prisonniers, le Gouvernement du Mali, à travers son ministre de l’Economie et des Finance, reste droit dans ses bottes dans son combat pour la reconnaissance de ses droits légitimes et le respect qui lui est dû qu’en tant qu’Etat souverain.

Kèlètigui Danioko

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