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Le comble de la bassesse : L’attaque honteuse des Autorités de la Transition contre « Le Pays »

Dans un papier peu digeste comparable à un torchon, titré : « Pourquoi vouloir le pire pour le Mali en dressant l’opinion contre les autorités », les Autorités de la transition ont voulu répondre au Journal « Le Pays » suite à la publication de deux articles portant sur le disfonctionnement de la transition. Cette attitude d’une pire lâcheté est le comble de la bassesse.

Avec un pseudonyme, les autorités de la Transition, partie militaire précisément les 5 cerveaux du coup d’État, ont produit un torchon, publié sur les réseaux sociaux le 29 janvier 2021, dans le but de salir Le Journal le Pays suite à la publication de deux articles dans ses colonnes ayant trait au regret qui animent les putschistes aujourd’hui suite au coup d’État et l’avis favorable du vice-président Assimi Goïta quant à la suppression de son poste dans l’architecture institutionnelle de la transition. L’auteur ou les auteurs de cet article qui nous traitent de pires ennemis de la République parce que nous avons rempli notre devoir d’informer le peuple, nous les connaissons tous. Nous savons aussi les différentes rédactions de médias approchées, avec beaucoup de billets de banque, pour publier le pamphlet contre Le Pays. Leur refus a été catégorique et nous leur remercions pour cet esprit de confraternité. Surtout, à un moment crucial où les Autorités de la Transition sont dans la dynamique de la chasse à l’homme. Tout esprit critique est considéré comme un ennemi qu’il faut museler par tous les moyens. Et ces militaires, s’ils ont un ennemi à abattre aujourd’hui, c’est bien évidemment la presse. Les faits sont patents. Le document parlant du contrôle des contenus médiatiques et l’arrestation du chroniqueur sur la radio Renouveau, Ras Bath. La liste d’attente est longue comme on le constate sur le réquisitoire au sujet des co-accusés placés sous mandat de dépôt pour ‘’tentatives de déstabilisation’’. Ils, les militaires, ont été stoppés, pour le moment, dans leur élan par le soulèvement comme seul homme des organisations patronales de la presse.

Revenons au contenu de la réplique sur les articles de Le Pays.

L’auteur de l’article à la solde des autorités de la transition nous parle de professionnalisme comme si autrefois nous l’étions et maintenant nous avons basculé dans le sensationnel. Et il boucle cette partie dans le même ordre d’idée : le journal Le Pays veut déstabiliser en parlant de sursaut national.  Je tiens à rappeler aux putschistes, s’il y a des journaux qui les ont soutenus à leur arrivée au pouvoir, le Pays fait partie des premiers. En ce moment, on estimait que vu la situation difficile qui venait de frapper le Mali, il faillait nécessairement accompagner les nouvelles autorités pour qu’on sorte rapidement de la phase transitoire. Les cerveaux du coup d’État savent les conseils pratiques que nous leur avons apportés en tant que fils patriotes soucieux de l’avenir du Mali. Quelques mois après, rien n’a été fait. Alors devons-nous nous asseoir et regarder le Mali sombrer ? Pas question ! Oui tout le monde demande d’accompagner la transition car c’est une période exceptionnelle mais il est inadmissible de faire cela sur du faux.

Au regard de l’exacerbation de la situation, grogne sociale, situation d’insécurité au centre… il était de notre devoir par moment de tirer sur la sonnette d’alarme et le fait de dire aux Maliens de se lever et faire barrage à la forfaiture n’a rien à voir avec l’esprit qui sollicite le pire pour le Mali. C’est pour contraindre les autorités à écouter le peuple meurtri. Et notre logique est connue de tous : pas question de se retrouver dans une lancée qui déstabilise le Mali. Alors vouloir prêter le contraire à notre journal, ce n’est que de l’inconscience.

Et le papier des putschistes contre notre journal parle de justice. Nous sommes des Maliens respectueux des droits fondamentaux et nous savons tous que nul n’est au-dessus de la loi. Si les putschistes estiment que nos informations sont fausses, ils ont le plein droit de porter plainte contre nous devant la justice. Et nous sommes prêts à les affronter sur ce terrain.

Qu’ils sachent une seule chose : aucune intimidation ne nous déviera de notre trajectoire. Nous sommes des journalistes et notre mission, c’est d’informer le peuple. Nous ne sommes contre personne. Nous mettons tout simplement à la disposition du peuple ce qui se trame par moment contre l’intérêt du Mali. Et le dernier mot revient au Peuple.

Boubacar Yalkoué

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