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L’alliance altérée du pouvoir et du savoir

De la création du monde à nos jours, toutes les révolutions ont été tributaires des impacts de la collaboration entre le pouvoir et le savoir. Sur le plan géopolitique, nous constatons aujourd’hui que tous les peuples qui sont arrivés à une meilleure synergie entre les deux, vivent mieux et se développent malgré les attaques des prédateurs qui veulent détenir les clés de l’affranchissement. Les bouleversements actuels ne proviennent que du déséquilibre engendré par les humains dans l’alliance pouvoir-savoir, qui va au-delà de nos sphères d’action. L’illustration parfaite en est, la conduite de L’OTAN sur les autres organisations régionales et mondiales qu’elle veut obligatoirement dompter. Plus particulièrement, nous voyons ce déséquilibre chez nous au Sahel et singulièrement au Mali. Depuis la lutte héroïque du M5-RFP, couronnée par la prise du pouvoir par l’aile militaire des forces du changement, nous constatons le même déséquilibre, mais sous une autre forme. Le Dr Choguel Kokala Maiga, du haut de son intelligence inouïe, a planqué le premier coup de la véritable révolution dans l’arène des Nations Unies et la chaîne affranchissante s’est mise en place, composée d’ailleurs de tous ceux qui aspirent à une véritable indépendance, même au-delà des frontières africaines. Cette dynamique des forces du changement, est en train d’être entamée par l’altération de l’alliance pouvoir-savoir, dont souffre le peuple malien. Cette altération a deux sources principales, la première est le manque d’évaluation sincère de l’alliance par le pouvoir et la deuxième vient d’une faiblesse aiguë du savoir. Nous savons bien que le savoir nourri le pouvoir, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous ne pouvons espérer mieux que leur meilleure alliance. Les derniers événements nous poussent à des introspections, afin de mieux lire les actions à poser pour une refondation imposée par le Mali Kura. Des pans importants de la Nation sont tenus par un savoir faible, ce qui veut dire un piètre apprentissage, d’où l’appel aux tenants du pouvoir d’instaurer un système qui reconnaisse la connaissance et non le sceau biaisé de la connaissance. Le peuple est tout le temps grugé par un faible savoir au profit d’un pouvoir qui ne demande que ça, parce que lui-même miné de la même faiblesse de savoir. L’alternative à une alliance altérée entre le pouvoir et le savoir, n’est autre qu’une instauration d’un véritable système basé sur l’émergence des connaissances et la culture des valeurs qui prévalent à l’épanouissement de ces connaissances. Un Peuple qui a hérité de kouroukan fuga, ne doit pas se laisser dans la perte de valeurs et dans des dérives émanant d’un savoir faible, mais plutôt faire preuve de flexibilité cognitive afin de consolider sa résilience face toute sorte de prédation géopolitique. Le Mali est précurseur des luttes souverainistes pour les véritables indépendances africaines, cultivons l’excellence dans gestion des peuples afin de rendre irréversible un processus de Refondation pour le bonheur des maliens.

Issa kané dit Kaïs
Président du Groupe d’Action pour un Mali Nouveau (GAMN)
Porte-parole du FSD (Front pour la Sauvegarde de la Démocratie)

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