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Jeamille Bittar sur la problématique de sucre : quand le Mali perd le privilège d’être 2e producteur en Afrique avec 180 000 tonnes par an

Après la sortie du ministre de l’industrie et du commerce, Moussa Alassane Diallo sur la problématique du sucre au Mali à travers « la gestion opaque de la société N Sukala sa », les interrogations se sont multipliées sur les potentialités du Mali à être autonome dans la production de ce produit de première nécessité. A la différence de nombreux observateurs qui ont salué cette sortie du ministre, l’ex- patron de la chambre de commerce et d’industrie du Mali, Jeamille Bittar a, lui, accusé le pouvoir politique de l’époque d’être à l’origine de cette situation actuelle. Par manque de volonté politique, selon lui, un vaste projet de faire du Mali 2e producteur de sucre en Afrique avec 180 000 tonnes par an a été foulé au pied au profit des Chinois et leurs soutiens maliens avec N-Sukala sa.

Bien que fervent soutien de la transition, Jeamille Bittar n’a pas caché sa désapprobation face à la dynamique actuelle du gouvernement sur la gestion de la société N Sukala sa. Appréciant certes la volonté d’industrialisation du pays qui serait d’ailleurs la seule voie pour sortir le Mali de la dépendance dans certains produits de première nécessité, Jeamille Bittar  regrette en revanche le manque volonté de venir à bout de cette vision. Pour preuve, il rappelle l’enterrement inapproprié à l’époque d’un vaste projet sucrier au Mali dénommé SOSUMAR qui pouvait, selon lui, à lui seul, mettre définitivement fin à cette problématique du sucre dont fait face le Mali en faisant du pays le deuxième producteur du sucre en Afrique après le Soudan avec près de 180 000 tonnes par an.

Mais hélas, regrette-t-il que ce projet, fruit d’un partenariat public privé (chambre de commerce et d’industrie du Mali, ministère de l’industrie et du commerce et le groupe américain Schaffer sera délaissé au profit de N-Sukala sa appuyé par des intérêts partisans à juste un pas de son adoption. Ce revers dû à un manque de volonté politique ne sera jusque-là pas toléré par l’opérateur économique et l’ancien patron du chambre de commerce et d’industrie du Mali, Jeamille Bittar plusieurs années après les faits. D’ailleurs, l’homme d’affaire promet de relancer le projet toute fois que les circonstances le permettront au bénéfice de l’ensemble du peuple malien.

Il estime que cette question d’autosuffisance en sucre aurait pu être réglée, non seulement avec la prise en charge de l’ensemble du besoin national Mali estimé à l’époque à 120 000 tonnes par an, mais aussi en exportant l’excédent de plus de 60 000 tonnes. « On a toutes les possibilités pour que le Mali soit l’un des premiers producteurs de sucre en Afrique » a-t-il scandé haut et fort

Issa Djiguiba

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